Fondation de l'Hôtel-Dieu vers 1470 (≈ 1470)
Créé par Françoise de La Rochefoucauld.
1698
Rattachement à l'Hôtel-Dieu de Tours
Rattachement à l'Hôtel-Dieu de Tours 1698 (≈ 1698)
Perte d'autonomie administrative.
1799
Désaffectation et transformation
Désaffectation et transformation 1799 (≈ 1799)
Devenu une tannerie après la Révolution.
22 décembre 1981
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 décembre 1981 (≈ 1981)
Façades, toitures et intérieur de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; intérieur de la chapelle (cad. C 271) : inscription par arrêté du 22 décembre 1981
Personnages clés
Françoise de La Rochefoucauld - Fondatrice de l'Hôtel-Dieu
Membre du Tiers-Ordre franciscain, épouse d'Estouteville.
Origine et histoire de l'Hôtel-Dieu
L'Hôtel-Dieu de Montbazon fut fondé au début des années 1470 par Françoise de La Rochefoucauld, membre du Tiers-Ordre franciscain, pour compléter une aumônerie existante déjà en ruine. Implanté en bordure de la route d'Espagne, il servait d'étape aux pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce lieu, situé sur un itinéraire fréquenté, jouait un rôle clé dans l'accueil des voyageurs et des malades.
En 1698, l'établissement fut rattaché à l'Hôtel-Dieu de Tours, perdant ainsi une partie de son autonomie. Après la Révolution française, en 1799, les bâtiments furent désaffectés et transformés en tannerie. Au XXIe siècle, il ne reste que la chapelle, dédiée autrefois à saint Blaise, dont la nef a été reconvertie en habitation et le chœur en remise.
La chapelle, unique vestige de l'Hôtel-Dieu, présente une architecture simple avec une nef sans collatéraux et un chevet plat. Ses façades et son intérieur, inscrits aux monuments historiques en 1981, conservent des éléments gothiques flamboyants, comme les remplages d'une baie. Un bas-relief représentant deux anges tenant les armoiries des familles de La Rochefoucauld et d'Estouteville orne la façade, rappelant l'origine noble de sa fondation.
Les autres bâtiments de l'Hôtel-Dieu s'étendaient à l'ouest de la chapelle, le long de l'actuelle rue Emmanuel-Brault. Une tête sculptée, peut-être issue d'une corniche de l'édifice, a été retrouvée à proximité. La charpente en carène de navire du bâtiment principal est considérée comme authentique, témoignant des techniques de construction de l'époque.
L'Hôtel-Dieu illustre l'importance des établissements hospitaliers médiévaux sur les routes de pèlerinage. Sa désaffectation après la Révolution reflète les bouleversements sociaux et religieux de cette période, tandis que la conservation partielle de sa chapelle permet d'étudier l'architecture et l'histoire locale du XVe siècle.