Frise chronologique
1713-1715
Construction de l'hôtel voisin (no 118)
Construction de l'hôtel voisin (no 118)
1713-1715 (≈ 1714)
Édifié par Lepas-Dubuisson, architecture identique.
1838-1848
Résidence de Chateaubriand
Résidence de Chateaubriand
1838-1848 (≈ 1843)
Y décède le 4 juillet 1848.
10 mai 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
10 mai 1926 (≈ 1926)
Protection patrimoniale officielle.
Années 1950
Résidence de Jean-Georges Rueff
Résidence de Jean-Georges Rueff
Années 1950 (≈ 1950)
Couple Rueff y habite.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| François-René de Chateaubriand - Écrivain et homme politique |
Y vécut et y mourut. |
| Claude-Nicolas Lepas-Dubuisson - Architecte |
Conçut l’hôtel voisin (no 118). |
| Dupin et Toro - Sculpteurs |
Décorèrent les hôtels jumeaux. |
| Jean-Georges Rueff - Consul et collectionneur |
Habita l’hôtel dans les années 1950. |
Origine et histoire
L’hôtel du 120 rue du Bac est un hôtel particulier situé dans le 7e arrondissement de Paris, au cœur d’un quartier historique. Construit au XVIIe siècle pour un noble, il partage une architecture identique avec l’hôtel voisin (no 118), dit de Clermont-Tonnerre, édifié entre 1713 et 1715 par l’architecte Claude-Nicolas Lepas-Dubuisson. Les deux bâtiments, décorés par les sculpteurs Dupin et Toro, furent confisqués pendant la Révolution avant d’être vendus au début du XIXe siècle.
Au XIXe siècle, l’hôtel accueille des figures marquantes comme François-René de Chateaubriand, qui y vécut de 1838 jusqu’à sa mort le 4 juillet 1848. Une plaque commémorative lui rend aujourd’hui hommage. Plus tard, dans les années 1950, le couple Jean-Georges Rueff (consul, collectionneur et marchand d’art) et son épouse Marie-Paule y résidèrent. L’hôtel est inscrit aux monuments historiques depuis le 10 mai 1926, soulignant son importance patrimoniale.
Son histoire reflète les bouleversements politiques et culturels de la France, depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’époque contemporaine. L’hôtel illustre aussi le rôle des hôtels particuliers parisiens comme lieux de résidence pour l’aristocratie, puis pour des personnalités intellectuelles et artistiques. Son architecture et ses occupants en font un témoin privilégié de l’évolution sociale et urbaine de Paris.