3 Rue de la République (Caudebec-en-Caux) 76490 Rives-en-Seine
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1811
Transformation en hôtel de ville
Transformation en hôtel de ville 1811 (≈ 1811)
Réaffectation post-Révolution.
16 octobre 1934
Première inscription aux Monuments Historiques
Première inscription aux Monuments Historiques 16 octobre 1934 (≈ 1934)
Protection du corps de bâtiment.
juin 1940 et 1944
Destruction partielle par bombardements
Destruction partielle par bombardements juin 1940 et 1944 (≈ 1944)
Perte du bailliage et du prétoire.
15 mars 1996
Extension de la protection
Extension de la protection 15 mars 1996 (≈ 1996)
Inclusion des vestiges du rempart.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôtel en totalité, y compris les deux perrons, la grille et son muret côté Grande-Rue, ainsi que le bassin du canal le long de la rue des Tanneurs (cad. AB 47) : inscription par arrêté du 28 février 1996
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire de l'Hôtel du bailli de Caux
L’hôtel du bailli de Caux à Caudebec-en-Caux trouve ses origines au XIVe siècle, lorsque la ville, siège d’un bailliage royal depuis le XIIIe siècle, érige un ensemble judiciaire comprenant une prison et un prétoire. Adossé aux remparts est de la cité, ce complexe inclut aussi une chapelle Saint-Léonard. Les matériaux proviennent en partie de la démolition de la tour des Fascines, réutilisés pour construire le bailliage à l’angle des rues de Crosne et de la Vicomté au XVIIIe siècle. Après la Révolution, l’édifice devient l’hôtel de ville en 1811, marquant son adaptation aux nouvelles fonctions administratives.
La Seconde Guerre mondiale cause des destructions majeures : le bâtiment sur rue (ancien bailliage) est rasé lors des bombardements de juin 1940 et 1944, tout comme le prétoire, dont les fondations subsistent enterrées. Seule la prison, en pierre de taille, survit partiellement. Elle se compose de deux salles au rez-de-chaussée, de cachots et d’une salle de garde à l’étage, ainsi que de culs de basse-fosse redécouverts en 1983. Ces vestiges témoignent des fonctions carcérales et judiciaires du site.
Classé monument historique par arrêté du 16 octobre 1934 pour son corps de bâtiment, la protection est étendue en 1996 à l’assise foncière de la prison et aux vestiges du rempart attenant. Aujourd’hui, l’édifice, propriété mixte (commune et privés), illustre l’architecture judiciaire médiévale et ses transformations, malgré les pertes liées aux conflits modernes. Sa localisation rue du Bailliage, près des anciens remparts, rappelle son rôle central dans l’histoire locale.
Les sources historiques, comme Le Patrimoine des Communes de Seine-Maritime (1997), soulignent l’importance du bailliage de Caux, institution clé du pouvoir royal en Normandie. La prison, avec ses cachots et ses oubliettes, reflète les pratiques pénales de l’Ancien Régime, tandis que sa réutilisation comme hôtel de ville au XIXe siècle montre une continuité administrative. Les destructions de 1940-1944 ont effacé une partie de ce patrimoine, mais les vestiges protégés permettent encore d’étudier son évolution.