Frise chronologique
1760
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1760 (≈ 1760)
Bâti par Arnaud Abdon Bourlat de La Force.
1785
Acquisition par Audibert
Acquisition par Audibert
1785 (≈ 1785)
Dominique Audibert en fait un salon littéraire.
1852
Rachat par l’État
Rachat par l’État
1852 (≈ 1852)
Deviendra résidence militaire du 15e corps.
11 octobre 1930
Classement façade
Classement façade
11 octobre 1930 (≈ 1930)
Inscription aux monuments historiques.
1944
Reddition allemande
Reddition allemande
1944 (≈ 1944)
Signature en présence du général de Monsabert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade (y compris les vantaux de la porte) : inscription par arrêté du 11 octobre 1930
Personnages clés
| Arnaud Abdon Bourlat de La Force - Négociant et constructeur |
Fondateur de l’hôtel en 1760. |
| Dominique Audibert - Négociant et mécène |
Organise un salon littéraire dans l’hôtel. |
| Charles-François Delacroix - Locataire en 1800 |
Préfet des Bouches-du-Rhône. |
| Joseph de Goislard de Monsabert - Général français |
Présent lors de la reddition de 1944. |
Origine et histoire
L’hôtel du Commandant du 15e corps est un ancien hôtel particulier construit en 1760 par le négociant Arnaud Abdon Bourlat de La Force, sur un terrain acquis de la famille Armény. Situé au 11 rue Armény dans le 6e arrondissement de Marseille, il incarne l’architecture civile du XVIIIe siècle et le prestige des élites marchandes marseillaises.
À la mort de Bourlat de La Force, l’hôtel est racheté en 1785 par le négociant Dominique Audibert, qui en fait un lieu de culture et de sociabilité. Audibert y organise un salon littéraire réputé, accueille des membres de l’Académie de Marseille et de la Chambre de commerce, et y expose une collection d’œuvres d’art. En 1800, Charles-François Delacroix y réside temporairement lors de la création de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
L’hôtel change plusieurs fois de mains au XIXe siècle : acquis par le général Jean Baptiste de Félix du Muy en 1813, puis par Jean-Joseph de Salasc en 1850, avant d’être acheté par le ministère de la Guerre en 1852. Il devient alors la résidence du commandant du 15e corps d’armée et le Cercle des officiers. Son rôle militaire culmine en 1944, lorsque la reddition des troupes allemandes occupant Marseille y est signée en présence du général de Monsabert.
La façade de l’hôtel, incluant ses vantaux, est inscrite aux monuments historiques depuis le 11 octobre 1930. Propriété de l’État, le bâtiment témoigne à la fois du patrimoine architectural marseillais et d’épisodes majeurs de l’histoire nationale, de la Révolution à la Libération.