Frise chronologique
1631
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1631 (≈ 1631)
Début de la construction par Pacquotte.
1792
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Transformé en caserne puis magasin.
1903
Abandon partiel
Abandon partiel
1903 (≈ 1903)
Destruction de deux ailes et déplacement.
1943
Classement monument historique
Classement monument historique
1943 (≈ 1943)
Protection des façades et toitures.
1942-1991
Commissariat de police
Commissariat de police
1942-1991 (≈ 1967)
Utilisation avant réhabilitation.
1995
Réhabilitation actuelle
Réhabilitation actuelle
1995 (≈ 1995)
Siège du Conseil général.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : classement par arrêté du 4 février 1943
Personnages clés
| Pierre Fourier - Fondateur du couvent |
Initiateur de la Congrégation de Notre-Dame. |
| Pacquotte - Architecte initial |
Concepteur du couvent en 1631. |
| Robert de Cotte - Architecte des agrandissements |
Ajouta chapelle et portail au XVIIIe. |
| Jean-Denis Gouzien - Architecte de la réhabilitation |
Restauration en 1995 pour le Conseil général. |
Origine et histoire
L’Hôtel du Conseil général de la Marne était à l’origine le couvent Sainte-Marie, fondé en 1631 par Pierre Fourier pour la Congrégation de Notre-Dame. Conçu par l’architecte Pacquotte, il fut agrandi au XVIIIe siècle par Robert de Cotte, qui y ajouta une chapelle, des bâtiments et un portail monumental. Après la Révolution, le couvent fut confisqué, transformé en caserne, puis en magasin à blé, avant de devenir une usine de coton (1806-1826) et enfin le Grand séminaire en 1827.
Au XXe siècle, le site connut des phases d’abandon : deux ailes furent détruites en 1903, et un portail fut déplacé au musée Garinet. Entre 1942 et 1991, il servit de commissariat de police. Classé monument historique en 1943 pour ses façades et toitures, il fut réhabilité en 1995 par Jean-Denis Gouzien pour accueillir le Conseil général. Le bâtiment, en appareillage champenois (pierre de craie et brique), s’organise autour de deux cours : une dallée côté rue Carnot, et un jardin-patio accessible par trois arches.
L’histoire du lieu reflète les bouleversements politiques et sociaux de la France, passant de lieu religieux à institution publique. Son architecture, marquée par des influences classiques (Robert de Cotte) et régionales (matériaux locaux), en fait un témoignage des évolutions urbaines de Châlons-en-Champagne. Aujourd’hui, il symbolise à la fois le patrimoine historique et la vie administrative du département de la Marne.
Devenir actuel
Depuis en 1995, il connaît son affectation actuelle au conseil général après une phase de réhabilitation par l'architecte Jean-Denis Gouzien.