Frise chronologique
1769
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1769 (≈ 1769)
Reconstruction par Le Bas de Fresne.
1884
Transformation en école
Transformation en école
1884 (≈ 1884)
Par les frères des écoles chrétiennes.
1944
Épargné par les bombardements
Épargné par les bombardements
1944 (≈ 1944)
Pendant la Libération de Lisieux.
16 mai 1979
Classement monument historique
Classement monument historique
16 mai 1979 (≈ 1979)
Façades, toitures et décors protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; pièces avec décor dont quatre au rez-de-chaussée et une au premier étage (cad. AO 305) : classement par arrêté du 16 mai 1979
Personnages clés
| Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne - Haut-doyen de Lisieux |
Commanditaire de la reconstruction en 1769. |
Origine et histoire
L’hôtel du haut-doyenné de Lisieux est un ancien presbytère construit en 1769, à l’initiative de Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne, haut dignitaire ecclésiastique de la ville. Ce bâtiment, symbole du pouvoir religieux local après l’évêque-comte, remplaçait une maison canoniale plus ancienne. Son architecture reflète le prestige de la fonction de haut-doyen, deuxième personnage ecclésiastique de Lisieux à l’époque moderne.
En 1884, le bâtiment change de vocation lorsque les frères des écoles chrétiennes le transforment en école. Épargné par les bombardements de 1944 qui ravagèrent Lisieux, il est racheté par la municipalité en 1978 pour y installer l’École nationale de musique et de danse. Cette reconversion illustre l’adaptation du patrimoine religieux aux besoins culturels contemporains.
Classé monument historique en 1979 pour ses façades, toitures et décors intérieurs (quatre pièces au rez-de-chaussée et une à l’étage), l’hôtel du haut-doyenné témoigne à la fois de l’histoire religieuse de Lisieux et de sa résilience. Sa localisation au 1 rue Aristide-Briand, en plein centre-ville, en fait un élément marquant du paysage urbain, lié à la mémoire collective locale.
La protection officielle concerne spécifiquement les éléments architecturaux extérieurs et les espaces intérieurs décorés, soulignant leur valeur patrimoniale. Aujourd’hui propriété de la commune, le bâtiment allie fonction pédagogique et préservation d’un héritage du XVIIIe siècle, caractéristique du Calvados et de la Normandie.