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Frise chronologique
1754
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1754 (≈ 1754)
Édifié pour François Waldéjo, maître de poste.
13 décembre 2000
Inscription MH
Inscription MH
13 décembre 2000 (≈ 2000)
Façades, toiture et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toiture et escalier intérieur à balustres (cad. 5 189/111) : inscription par arrêté du 13 décembre 2000
Personnages clés
| François Waldéjo (ou Waldejo) - Maître de poste |
Commanditaire de l’hôtel en 1754. |
Origine et histoire
L'hôtel du maître de poste de Fegersheim est un édifice civil construit au 3e quart du XVIIIe siècle, plus précisément en 1754, pour le maître de poste François Waldéjo (ou Waldejo selon les sources). Situé au 46 route de Lyon dans le Bas-Rhin, ce bâtiment se distingue par son architecture et son escalier intérieur à balustres, orné d’une sculpture unique représentant un postillon à cheval, un détail iconographique rare. Le relais de poste associé se trouvait de l’autre côté de la rue, soulignant le rôle logistique du lieu dans les communications d’Ancien Régime.
Le monument a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 13 décembre 2000, protégeant spécifiquement ses façades, sa toiture et son escalier intérieur. La propriété appartient aujourd’hui à la commune de Fegersheim. Parmi les éléments remarquables, on note un poteau cornier daté de 1754 et des marques de tâcheron, témoignages des techniques de construction de l’époque. Ces détails, combinés à son histoire liée aux relais de poste, en font un exemple représentatif du patrimoine alsacien du XVIIIe siècle.
L’édifice s’inscrit dans un contexte historique où les maîtres de poste jouaient un rôle clé dans l’organisation des transports et des communications royales. À Fegersheim, comme ailleurs en Alsace, ces hôtels servaient à la fois de résidence pour le maître de poste et de lieu de gestion des relais, essentiels pour les voyageurs et le courrier. La présence d’un unicum iconographique (le postillon sculpté) suggère une volonté de marquer symboliquement la fonction du bâtiment, reflétant l’importance sociale et économique de ce métier sous l’Ancien Régime.