Acquisition des terrains 1527 (≈ 1527)
Les moines acquièrent des maisons pour construire l'hôtel.
1529-1534
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel 1529-1534 (≈ 1532)
Période de construction de l'hôtel du Petit-Saint-Vincent.
1531-1532
Construction de la charpente
Construction de la charpente 1531-1532 (≈ 1532)
Construction de la charpente de l'aile sur cour.
1537
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle 1537 (≈ 1537)
La chapelle de l'hôtel est achevée.
Fin du XVIIIe siècle
Transformation en pensionnat
Transformation en pensionnat Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
L'hôtel est loué comme pensionnat.
1964
Classement historique
Classement historique 1964 (≈ 1964)
Le corps principal du bâtiment est classé monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel du Petit-Saint-Vincent (cad. L 343) : classement par arrêté du 30 novembre 1964
Personnages clés
Blondelas
Propriétaire ayant loué l'hôtel comme pensionnat.
Capitaine Farsin
Ligueur ayant combattu aux côtés de l'abbé pendant les guerres de Religion.
Quesnel
Citoyen ayant acquis l'hôtel pendant la Révolution.
Origine et histoire de l'Hôtel du Petit-Saint-Vincent
Hôtel du Petit-Saint-Vincent
L'hôtel du Petit-Saint-Vincent, maison de ville des moines de l'abbaye bénédictine de Saint-Vincent, se situe au 1 rue Saint‑Martin à Laon, avec une cour à l'arrière. Les moines acquièrent des maisons au début de la rue en 1527, qui sont démolies pour laisser place à l'édifice construit de 1529 à 1534 ; la charpente de l'aile sur cour date de 1531-1532 et la chapelle est achevée en 1537. Conçu comme maison de refuge urbaine pour l'abbaye, il conserve sur rue deux tourelles encadrant deux niveaux et trois fenêtres à meneau ; une arcade surbaissée marque une porte décalée. Sur la cour se dresse une tour octogonale abritant un escalier en colimaçon et une porte sculptée. Le bâtiment en retour d'angle, d'une grande élégance, comporte deux étages et une avancée centrale sur quatre niveaux surmontée d'un pignon triangulaire décoré de deux statues : un homme tenant une coupe et une cruche, et une femme tenant une épée et une tête humaine. Les baies, modifiées aux XVIIIe et XIXe siècles, ont retrouvé meneaux et croisillons lors de la restauration du troisième quart du XXe siècle. À la fin du XVIIIe siècle l'hôtel est loué comme pensionnat, notamment par Blondelas, puis il sert d'auberge jusqu'au milieu du XXe siècle ; il est aujourd'hui occupé par l'agence des Monuments historiques et abrite le siège de l'office de tourisme de l'Aisne. Pendant les guerres de Religion, l'hôtel fut un centre des ligueurs, l'abbé y portant la cuirasse aux côtés du capitaine Farsin. Sous la Révolution il accueille des réunions célèbres avant d'être acquis par le citoyen Quesnel, à une époque où la rue s'appelait Rue de la Réunion. Le corps principal du bâtiment a été classé au titre des monuments historiques en 1964.