Début des travaux 1738 (≈ 1738)
Commencement de la construction de l'hôtel de Guînes.
1740
Achèvement de la façade
Achèvement de la façade 1740 (≈ 1740)
La travée centrale de la façade est datée de 1740.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
L'hôtel est vendu comme bien national pendant la Révolution française.
1870
Siège de la recette générale
Siège de la recette générale 1870 (≈ 1870)
L'hôtel sert de siège à la recette générale.
1880
Construction du jardin d'hiver
Construction du jardin d'hiver 1880 (≈ 1880)
La famille Boyenval fait construire un grand jardin d'hiver en fonte et verre.
1914
Utilisation militaire
Utilisation militaire 1914 (≈ 1914)
L'hôtel accueille un cercle militaire pendant la Première Guerre mondiale.
1915
Incendie partiel
Incendie partiel 1915 (≈ 1915)
Un incendie provoque une destruction partielle de l'hôtel.
1952-1953
Démontage de la véranda
Démontage de la véranda 1952-1953 (≈ 1953)
La véranda construite en 1880 est démontée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien hôtel (cad. AC 6) : inscription par arrêté du 31 décembre 1999
Origine et histoire de l'Hôtel du Premier Président du Conseil Provincial d'Artois
Contemporain de la reconstruction de l'ancienne abbaye de Saint-Vaast vers 1740, l'hôtel de Guînes est, avec l'hôtel Dubois de Fosseux (actuelle Cour des Comptes), un des rares hôtels particuliers conservés à Arras et un témoin important de la vie architecturale et historique du XVIIIe siècle. Les travaux ont commencé en 1738. Vendu comme bien national en 1792, l'hôtel a servi en 1870 de siège de la recette générale. En 1880, la famille Boyenval en devient propriétaire et fait construire un grand jardin d'hiver en fonte et verre. En 1914, l'hôtel accueille un cercle militaire ; en juillet 1915 un incendie provoque une destruction partielle. La véranda est démontée en 1952-1953.
Le bâtiment se compose d'un corps de logis principal en U, à deux niveaux et cinq travées posé sur un haut soubassement de grès, avec une toiture en ardoises percée de lucarnes dans l'axe des deuxième et quatrième travées. Les bâtiments de service, également en U mais de moindre hauteur, sont formés d'un seul niveau et d'un attique sur un haut soubassement ; ils sont coiffés d'un toit d'ardoises à brisis percé de deux lucarnes. La façade principale sur la rue des Jongleurs présente un niveau et un attique, la travée axiale curvilinéaire étant plus large et en retrait.
La façade arrière, en brique, porte des traces d'arrachements et de percements de baies sur deux niveaux ; cinq d'entre elles sont encadrées de pierre blanche avec des clefs saillantes, et une lucarne occupe l'axe. Les façades donnant sur la cour d'honneur, strictement symétriques et entièrement en pierre blanche, offrent deux niveaux sous un toit à deux pans en ardoise ; trois des cinq travées forment un avant-corps où se concentre le décor. Ce décor associe pilastres cannelés à chapiteaux doriques, frise historiée, caissons incrustés de roses et un fronton triangulaire d'inspiration rocaille ; six baies jumelées de style début XVIIIe siècle présentent des clefs d'arc sculptées de têtes de femme, la travée centrale étant datée de 1740. Les ailes en retour sont symétriques et comptent chacune trois travées, tandis que des pignons restent aveugles.
À l'intérieur, le rez-de-chaussée du corps de logis comprend trois salons de même volume, avec parquet, lambris, cheminées et plafonds bien conservés, dans l'esprit du XVIIIe siècle et probablement enrichis au XIXe siècle.