Frise chronologique
1707
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1707 (≈ 1707)
Par Edme Fourier pour Hénault
1793
Acquisition par Delaborne
Acquisition par Delaborne
1793 (≈ 1793)
Reste familial jusqu’au XXe siècle
16 janvier 1926
Inscription MH
Inscription MH
16 janvier 1926 (≈ 1926)
Façade, balcon, ferronneries protégés
1943
Acquisition par Paris
Acquisition par Paris
1943 (≈ 1943)
Devenu propriété municipale
1996
Ouverture culturelle
Ouverture culturelle
1996 (≈ 1996)
Maison européenne de la photographie
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue, ferronneries et balcon compris : inscription par arrêté du 16 janvier 1926
Personnages clés
| Charles-Jean-François Hénault - Commanditaire initial |
Propriétaire à la construction en 1707 |
| Edme Fourier - Architecte |
Conçoit l’hôtel en 1707 |
| Edme Delaborne - Acquéreur en 1793 |
Famille propriétaire jusqu’au XXe |
Origine et histoire
L’hôtel du Président Hénault est un hôtel particulier construit en 1707 par l’architecte Edme Fourier pour Charles-Jean-François Hénault, à l’emplacement de deux maisons préexistantes. Situé au 82 rue François-Miron dans le 4e arrondissement de Paris, il illustre le style architectural civil du début du XVIIIe siècle, avec une façade principale ornée de ferronneries et un balcon remarquable. L’édifice combine élégance urbaine et fonction résidentielle, typique des hôtels particuliers parisiens de l’époque.
Acquis en 1793 par Edme Delaborne, l’hôtel reste dans sa famille jusqu’au XXe siècle, traversant ainsi les bouleversements révolutionnaires et les transformations de Paris. En 1943, la Ville de Paris en devient propriétaire et le destine à un usage culturel : depuis 1996, il abrite la Maison européenne de la photographie. La façade sur rue, ses ferronneries et son balcon sont inscrits aux monuments historiques depuis le 16 janvier 1926, soulignant leur valeur patrimoniale.
L’hôtel présente une double façade : l’une sur la rue François-Miron, l’autre en pierre de taille donnant sur un jardin accessible par les 5-7 rue de Fourcy. Deux escaliers, l’un extérieur et l’autre intérieur, relient ces espaces, reflétant l’organisation spatiale des hôtels aristocratiques. Son histoire mêle ainsi patrimoine architectural, mutations sociales et réaffectation contemporaine, en faisant un témoin des évolutions de Paris depuis le XVIIIe siècle.