Frise chronologique
1480
Charpente en chêne
Charpente en chêne
1480 (≈ 1480)
Fermes et pannes d’origine conservées.
4e quart XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Attribuée à Louis XI, en brique et pierre.
milieu XIXe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures
milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Perte des tourelles, remaniement intérieur.
13 novembre 2009
Classement MH
Classement MH
13 novembre 2009 (≈ 2009)
Façades, toiture et parcelle protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la toiture du corps de logis principal situé entre cour et jardin ; l'assiette de la parcelle BM 65 : inscription par arrêté du 13 novembre 2009
Personnages clés
| Louis XI - Roi de France |
Commanditaire présumé de l’hôtel. |
Origine et histoire
L’Hôtel du Roi à Orléans est un monument historique dont la construction en brique et pierre, datée du 4e quart du XVe siècle, est traditionnellement attribuée au roi Louis XI. Selon la tradition, ce dernier aurait abandonné la résidence royale du Châtelet pour ériger cette grande maison près de la collégiale Saint-Aignan. Peu avant sa mort, il en fit don à l’église en échange d’une messe anniversaire, scellant ainsi son lien avec ce lieu.
L’édifice a subi d’importantes modifications au fil des siècles, notamment au milieu du XIXe siècle, où il perdit ses deux tourelles d’angle et sa tourelle d’escalier centrale. Son intérieur, entièrement remanié, conserve peu de traces des dispositions originales, à l’exception d’une charpente en chêne datant de 1480. Cette structure, composée de fermes à chevrons et arbalétriers, témoigne des techniques de construction médiévales, avec des assemblages en moise et des systèmes de contreventement par faîtière et liens obliques.
Classé Monument Historique en 2009, l’Hôtel du Roi protège aujourd’hui ses façades, sa toiture et l’assiette de sa parcelle. Bien que son usage actuel (visites, location) ne soit pas précisé, son architecture hybride – entre héritage royal et transformations ultérieures – en fait un témoignage rare de l’urbanisme orléanais de la Renaissance.