Frise chronologique
1740
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1740 (≈ 1740)
Bâti par François Debias-Aubry pour le marquis.
1822
Naissance de Joseph Bertrand
Naissance de Joseph Bertrand
1822 (≈ 1822)
Mathématicien né dans l’hôtel.
1900
État de ruines
État de ruines
1900 (≈ 1900)
Menacé de destruction avant restauration.
29 mars 1928
Classement monument historique
Classement monument historique
29 mars 1928 (≈ 1928)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades sur rue et sur cour ; la rampe d'escalier en fer forgé et le mascaron surmontant l'entrée de cave : inscription par arrêté du 29 mars 1928
Personnages clés
| Charles Jean Baptiste du Tillet - Marquis de la Bussière |
Propriétaire initial de l’hôtel. |
| François Debias-Aubry - Architecte |
A conçu l’hôtel en 1740. |
| Joseph Bertrand - Mathématicien |
Né dans l’hôtel en 1822. |
| Famille de Ganay - Propriétaires-restaurateurs |
A sauvé l’hôtel au XXe siècle. |
| Chérin - Généalogiste du Roi |
A occupé des bureaux dans l’hôtel. |
Origine et histoire
L’hôtel du Tillet est un hôtel particulier parisien situé au 52 rue Saint-André-des-Arts, dans le 6e arrondissement. Construit en 1740 sous le règne de Louis XV, il illustre l’architecture raffinée de l’époque, avec des éléments comme des arcades, des pilastres et des ferronneries délicates. Son style Louis XV, marqué par des décors discrets et des symboles de fécondité, en fait un exemple remarquable de l’art de vivre aristocratique du XVIIIe siècle.
L’hôtel appartenait initialement à Charles Jean Baptiste du Tillet, marquis de la Bussière. Au XIXe siècle, il fut associé au mathématicien Joseph Bertrand, né sur place en 1822. Tombé en ruines vers 1900, il fut sauvé par la famille de Ganay, qui le restaura. La façade porte encore les traces de la Révolution, avec le mot Saint gratté sur le nom de la rue.
Classé monument historique en 1928, l’hôtel se distingue par ses éléments protégés : les façades sur rue et sur cour, la rampe d’escalier en fer forgé, et un mascaron représentant Bacchus. Ces détails, comme les têtes de bélier et les cornes d’abondance, évoquent la gloire et la prospérité, thèmes chers à l’élite du siècle des Lumières.
Le bâtiment abrite aussi un vestige historique : le généalogiste Chérin, conseiller du Roi, y aurait installé ses bureaux. Aujourd’hui, il témoigne à la fois de l’opulence de l’Ancien Régime et des bouleversements révolutionnaires, tout en restant un joyau architectural du Marais parisien.