Frise chronologique
1782
Démolition partielle de l'ancien hôtel
Démolition partielle de l'ancien hôtel
1782 (≈ 1782)
Ancien hôtel des Trésoriers de France partiellement détruit.
1812
Achèvement de la construction
Achèvement de la construction
1812 (≈ 1812)
Nouvel hôtel terminé par la famille Estienne.
15 avril 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
15 avril 1988 (≈ 1988)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du corps de logis ; le décor intérieur du corps de logis (la grande salle au rez-de-chaussée, la grande salle, le salon et la chambre au premier étage) ; les façades et les toitures du pavillon d'entrée ; la grille d'entrée (cad. DX 36) : inscription par arrêté du 15 avril 1988
Personnages clés
| Famille Estienne de la Rivière - Propriétaire et commanditaire |
À l'origine de la construction en 1812. |
Origine et histoire
L'hôtel Estienne de la Rivière est un hôtel particulier situé à Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Construit au début du XIXe siècle, il remplace un ancien bâtiment du XVIIe siècle, probablement l'hôtel des Trésoriers de France, partiellement démoli en 1782. Le nouvel édifice, achevé en 1812, est attribué à la famille Estienne de la Rivière et se distingue par son architecture en équerre, avec deux corps de bâtiment.
Le décor intérieur de l'hôtel, composé de boiseries et de stucs, est particulièrement remarquable. Plusieurs éléments, dont les façades, les toitures, le pavillon d'entrée et la grille, ainsi que les décors intérieurs (grande salle au rez-de-chaussée, salon et chambre du premier étage), ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 15 avril 1988. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale de ce lieu, aujourd’hui propriété d’une association.
L’hôtel illustre l’architecture bourgeoise du début du XIXe siècle, période marquée par la reconstruction et l’embellissement des villes françaises après les bouleversements révolutionnaires. À Limoges, cette époque correspond aussi à un essor économique lié à la porcelaine, activité majeure de la région. L’hôtel, par son emplacement en centre-ville (place du Présidial) et son histoire, témoigne de l’influence des élites locales dans l’urbanisme de l’époque.