Frise chronologique
vers 1650
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
vers 1650 (≈ 1650)
Bâtiment érigé au milieu du XVIIe.
seconde moitié du XVIIe siècle
Propriété du marquis de Flayosc
Propriété du marquis de Flayosc
seconde moitié du XVIIe siècle (≈ 1775)
Appartenait à Joseph de Périer.
1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1992 (≈ 1992)
Inscription incluant hôtel et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, y compris le jardin ; façades et toitures du bâtiment des communs ; murs de clôture (cad. AK 116, 117) : inscription par arrêté du 21 mai 1992
Personnages clés
| Joseph de Périer - Marquis de Flayosc |
Propriétaire au XVIIe siècle. |
| Famille de Félix - Propriétaires ultérieurs |
Donne son nom à l’hôtel. |
Origine et histoire
L’hôtel Félix du Muy est un hôtel particulier situé au cœur d’Aix-en-Provence, dans le département des Bouches-du-Rhône. Construit vers le milieu du XVIIe siècle, il illustre l’évolution architecturale de la région, mêlant des éléments baroques typiques du XVIIIe siècle. Sa façade, dite « en arbalète », est animée par des fenêtres à base ondulée et encadrée par deux pilastres moulurés. La pierre de Bibémus, utilisée pour le rez-de-chaussée, et une tête sculptée de Belzébuth au-dessus de la porte ajoutent à son caractère distinctif.
Le bâtiment a d’abord appartenu à Joseph de Périer, marquis de Flayosc, durant la seconde moitié du XVIIe siècle, avant de passer entre les mains de la famille de Félix. Son balcon en ferronnerie, orné d’armoiries, et son jardin aménagé sur un ancien cimetière de couvent témoignent de son prestige. Classé Monument Historique en 1992, il inclut également des communs et des murs de clôture protégés, reflétant l’importance patrimoniale du site.
L’architecture de l’hôtel, bien que construite au XVIIe siècle, présente des influences stylistiques du siècle suivant, notamment dans ses détails décoratifs. La présence de la pierre de Bibémus, typique de la région, et les éléments sculpturaux comme les consoles à décors de draperie et coquilles soulignent son ancrage dans le patrimoine aixois. Aujourd’hui, il reste un exemple remarquable de l’art de vivre des élites provençales sous l’Ancien Régime.