Frise chronologique
1735
Réorganisation de la place Saint-Sauveur
Réorganisation de la place Saint-Sauveur
1735 (≈ 1735)
Décidée par les échevins de Caen.
1740
Construction de l’hôtel Fouet
Construction de l’hôtel Fouet
1740 (≈ 1740)
Par le drapier Fouet, premier de la place.
21 juin 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 juin 1927 (≈ 1927)
Protection de la façade par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : inscription par arrêté du 21 juin 1927
Personnages clés
| Monsieur Fouet - Drapier et commanditaire |
Propriétaire et bâtisseur de l’hôtel en 1740. |
| Intendant Fontette - Responsable des normes urbaines |
A imposé des règles pour la place. |
Origine et histoire
L’hôtel Fouet est un hôtel particulier érigé en 1740 à Caen, place Saint-Sauveur, par un riche drapier local nommé monsieur Fouet. Ce monument s’inscrit parmi les premiers construits après la réorganisation de la place décidée par les échevins en 1735. Bien que l’alignement général soit respecté, sa façade se démarque par son balcon en ferronnerie orné, ses clés de baie en forme de coquille, et des allégories sculptées comme la Mort ou le Temps. Ces éléments rococo soulignent l’étage noble, reflétant le statut social de son commanditaire.
L’hôtel Fouet ne respecte pas entièrement les normes imposées par l’intendant Fontette pour l’uniformisation de la place. Sa hauteur et la richesse de ses décors – motifs champêtres, visages allégoriques, et garde-corps remarquable – en font une exception architecturale. Ces choix esthétiques, visant à voir et être vu, traduisent les ambitions d’une bourgeoisie marchande en plein essor au XVIIIe siècle à Caen. Le bâtiment est protégé depuis 1927, avec une inscription couvrant sa façade.
La place Saint-Sauveur, réaménagée au milieu du XVIIIe siècle, symbolise la modernisation urbaine de Caen sous l’Ancien Régime. Les hôtels particuliers qui l’entourent, comme celui de Fouet, témoignent de l’enrichissement des négociants et artisans locaux, souvent liés au commerce du drap. Ces résidences ostentatoires servaient à la fois de logement et de vitrine sociale, affirmant le prestige de leurs propriétaires dans une ville alors dynamique économiquement.