Construction initiale 1855 (≈ 1855)
Hôtel bâti pour Edmond Foulc, négociant en garance.
1907
Ajout de la verrière
Ajout de la verrière 1907 (≈ 1907)
Double verrière ajoutée à la serre existante.
1908
Rachat et rénovation
Rachat et rénovation 1908 (≈ 1908)
Acquis par Colomb de Daunant, remanié par Affourty et Walker.
30 mars 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 mars 1995 (≈ 1995)
Inscription des façades, toitures, serre et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; pièces du rez-de-chaussée, escalier, jardin d'hiver dit la serre ; jardin, y compris son mur de clôture avec le nymphée (cad. EZ 88) : inscription par arrêté du 30 mars 1995
Personnages clés
Edmond Foulc - Commanditaire initial
Négociant en garance et collectionneur d'art.
Auguste Colomb de Daunant - Propriétaire suivant
Commerçant de soieries, rénovateur de l'hôtel.
Affourty et Walker - Architectes
Auteurs du remaniement de 1908.
Origine et histoire de l'Hôtel Foulc
L'Hôtel Foulc, aussi appelé Hôtel Colomb de Daunant, est un édifice civil emblématique de Nîmes, situé au 10 rue Briçonnet. Construit vers 1855 pour Edmond Foulc, riche négociant en garance, manufacturier et collectionneur d'art, il incarne l'opulence de la bourgeoisie nîmoise du XIXe siècle. Le bâtiment se distingue par son jardin d'hiver, aménagé dès l'origine, et sa double verrière ajoutée en 1907, transformant l'espace en une serre luxuriante. L'hôtel est un témoignage architectural des goûts éclectiques de l'époque, mêlant influences classiques et innovations techniques.
En 1908, l'édifice est racheté par Auguste Colomb de Daunant, commerçant de soieries issu d'une famille aisée de Nîmes. Ce dernier confie sa rénovation aux architectes Affourty et Walker, qui lui donnent sa configuration actuelle. Le jardin d'hiver est alors réaménagé selon un plan inspiré d'Édouard André, paysagiste renommé, avant d'être doté d'une double verrière vers 1907. L'ensemble, incluant façades, toitures, escalier, serre et jardin avec son nymphée, est inscrit monument historique par arrêté du 30 mars 1995.
L'Hôtel Foulc illustre l'évolution des hôtels particuliers nîmois, passant de résidences bourgeoises liées à l'industrie locale (garance, soie) à des espaces patrimoniaux protégés. Son architecture reflète les transitions stylistiques entre le XIXe et le XXe siècle, avec des éléments comme le mur de clôture et le nymphée du jardin, caractéristiques des jardins privés de l'époque. La confusion fréquente avec l'Hôtel Colomb de Daunant (23 rue Fénelon) souligne l'importance de ces familles dans l'histoire économique et culturelle de Nîmes.
La protection de 1995 couvre non seulement le bâtiment principal, mais aussi des éléments paysagers comme le mur de clôture et le nymphée, soulignant la valeur d'ensemble du site. Les architectes Walker et Affourty, bien que moins connus que d'autres maîtres d'œuvre régionaux, ont joué un rôle clé dans l'adaptation de l'hôtel aux goûts de la Belle Époque. Aujourd'hui, l'Hôtel Foulc reste un exemple remarquable du patrimoine civil nîmois, lié à l'âge d'or industriel de la ville.