Frise chronologique
17 février 1909
Mariage de Hector Guimard
Mariage de Hector Guimard
17 février 1909 (≈ 1909)
Union avec Adeline Oppenheim, déclencheur du projet.
14 juin 1909
Permis de construire
Permis de construire
14 juin 1909 (≈ 1909)
Dépôt de la demande pour l’hôtel.
1913–1930
Résidence des Guimard
Résidence des Guimard
1913–1930 (≈ 1922)
Période d’occupation par le couple.
1930
Départ des Guimard
Départ des Guimard
1930 (≈ 1930)
Proposition de don à l’État refusée.
1964
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1964 (≈ 1964)
Protection partielle du bâtiment.
1997
Classement partiel
Classement partiel
1997 (≈ 1997)
Renforcement de la protection.
2006
Restauration partielle
Restauration partielle
2006 (≈ 2006)
Travaux sur la porte d’entrée.
21 décembre 2016
Dépôt dossier restauration
Dépôt dossier restauration
21 décembre 2016 (≈ 2016)
Façades et couvertures concernées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Hector Guimard - Architecte et commanditaire |
Concepteur et résident de l’hôtel. |
| Adeline Oppenheim - Épouse et artiste peintre |
Financière et utilisatrice de l’atelier. |
Origine et histoire
L’hôtel Guimard, situé au 122 avenue Mozart à Paris, est un hôtel particulier construit par Hector Guimard, figure majeure de l’Art nouveau en France. Commandé par l’architecte lui-même après son mariage en 1909 avec Adeline Oppenheim, riche héritière et artiste peintre, le projet vise à abriter leur domicile, l’atelier de Madame Guimard et les bureaux de l’architecte. Le permis de construire est déposé le 14 juin 1909, et le couple y réside de 1913 à 1930. L’édifice, conçu sur une parcelle triangulaire et étroite, innove par son « plan libre » intérieur, libéré des murs porteurs traditionnels, et son ascenseur desservant les étages à la place d’un escalier.
En 1930, les Guimard quittent l’hôtel, et Hector propose sans succès de le céder à l’État pour en faire un musée de l’Art nouveau. Après sa mort en 1942, Adeline Guimard tente de concrétiser ce projet, mais face au refus des autorités, elle disperse le mobilier et les archives. Les pièces sont données à des musées français (Lyon, Nancy, Paris) et américains, tandis que l’immeuble, inscrit aux monuments historiques en 1964 puis partiellement classé en 1997, est divisé en appartements. Les façades, dégradées par le temps, font l’objet de restaurations partielles en 2006, puis de travaux plus complets à partir de 2016.
L’intérieur de l’hôtel, aujourd’hui dispersé, était un exemple abouti du style Guimard : moulures, vitraux, meubles et tissus y étaient conçus pour une harmonie totale, typique de l’Art nouveau. La salle à manger ovoïde du premier étage, les pièces de réception aux plans ovales, et l’atelier d’Adeline Guimard au troisième étage illustraient cette recherche esthétique. L’ascenseur, aujourd’hui disparu, et l’absence de murs porteurs intérieurs témoignaient d’une audace technique rare pour l’époque. Malgré les transformations, l’hôtel reste un symbole de l’innovation architecturale parisienne du début du XXe siècle.