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Hôtel Henrion de Magnoncourt ou de Longeville, actuellement siège de la Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté à Besançon dans le Doubs

Hôtel Henrion de Magnoncourt ou de Longeville, actuellement siège de la Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté

  • 25000 Besançon
Hôtel Henrion de Magnoncourt ou de Longeville, actuellement siège de la Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté
Hôtel Henrion de Magnoncourt ou de Longeville, actuellement siège de la Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté
Crédit photo : JGS25 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
31 Rue de la Préfecture 25000 Besançon

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1776
Construction de l'hôtel
1779
Achèvement des travaux
1842
Vente à Mareschal de Longeville
1962
Transformation par la CCI
1993
Acquisition par l'État
12 avril 1996
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du corps de logis avec ses ailes en retour ; allée cochère encadrée de ses deux vestibules ; grand escalier ; pièces avec leur décor dans le corps de logis : salle à manger, salon et les deux chambres au premier étage, deux pièces sur rue au sud de l'allée cochère au rez-de-chaussée ; sol de la cour (cad. AO 39) : classement par arrêté du 12 avril 1996

Personnages clés

Claude-François Henrion de Magnoncourt - Commanditaire et premier propriétaire Ancien capitaine et noble franc-comtois.
Claude Joseph Alexandre Bertrand - Architecte concepteur Aussi auteur de l'église Saint-Pierre.
Ignace Henrion de Magnoncourt - Acquéreur du terrain en 1776 Membre de la famille commanditaire.
Philibert-Gustave Mareschal de Longeville - Propriétaire en 1842 Nouveau noble acquéreur de l'hôtel.
René Tournier - Architecte des transformations (1962) Amenagea l'annexe pour la CCI.

Origine et histoire

L'hôtel de Magnoncourt, situé au 7 rue Charles Nodier à Besançon, fut édifié en 1776 par l'architecte bisontin Claude Joseph Alexandre Bertrand, également concepteur de l'église Saint-Pierre. Commandé par Claude-François Henrion de Magnoncourt, noble franc-comtois et ancien capitaine, ce bâtiment incarne l'élégance du style Louis XVI. Sa façade monumentale à cinq travées, ses communs en retour sur cour, et son allée cochère encadrée de vestibules doriques en font un exemple remarquable d'architecture civile du XVIIIe siècle.

L'intérieur conserve un décor d'origine exceptionnel, notamment des lambris avec bas-reliefs, une salle à manger, un salon et deux chambres classées. L'hôtel, vendu en 1842 à Philibert-Gustave Mareschal de Longeville, fut transformé en 1962 par la Chambre de Commerce, perdant son jardin au profit d'un immeuble de bureaux. Acquis par l'État en 1993, il abrite depuis la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), après un classement au titre des monuments historiques en 1996.

L'édifice se distingue par son plan en U, son escalier d'honneur en maçonnerie avec rampe en ferronnerie, et ses caves voûtées. La perspective initiale sur le parc de l'hôtel Pétremand de Valay, voulue par Bertrand, fut obstruée par les aménagements du XXe siècle. Malgré ces modifications, l'hôtel reste l'une des plus belles réalisations architecturales de Besançon, témoin du faste aristocratique franc-comtois avant la Révolution.

La construction s'inscrit dans un contexte urbain en pleine mutation, où les élites locales, comme les Henrion de Magnoncourt, affichent leur pouvoir par des résidences somptueuses. L'architecte Bertrand, figure majeure du patrimoine bisontin, y déploie un savoir-faire alliant rigueur classique et ornements délicats, caractéristique de la fin de l'Ancien Régime. Le bâtiment illustre aussi les adaptations successives des hôtels particuliers, passant de demeure privée à usage institutionnel.

Le classement de 1996 protège non seulement les façades et toitures, mais aussi des éléments intérieurs rares, comme les pièces avec leur décor d'origine au rez-de-chaussée et au premier étage. Cette protection reflète la valeur patrimoniale de l'édifice, à la fois pour son architecture et pour son histoire, liée aux transformations sociales et urbaines de Besançon depuis le XVIIIe siècle.

Liens externes

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