Frise chronologique
1702-1704
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1702-1704 (≈ 1703)
Par Jacques V Gabriel pour Louis Huger.
XIXe siècle
Occupation par les religieuses
Occupation par les religieuses
XIXe siècle (≈ 1865)
Accueil temporaire de Notre-Dame.
1981
Première protection
Première protection
1981 (≈ 1981)
Inscription aux Monuments historiques.
13 mars 1987
Classement définitif
Classement définitif
13 mars 1987 (≈ 1987)
Protection totale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel Huger de Vernelles (ancien) (cad. AN 420) : classement par arrêté du 13 mars 1987
Personnages clés
| Jacques V Gabriel - Architecte |
Conçoit l’hôtel entre 1702 et 1704. |
| Louis Huger de la Morlière - Commanditaire |
Avocat au présidial, propriétaire initial. |
Origine et histoire
L’hôtel Huger de Vernelles, situé 10 rue de Vernevelle à La Flèche (Sarthe), est un exemple remarquable d’architecture classique du premier quart du XVIIIe siècle. Construit entre 1702 et 1704 par l’architecte parisien Jacques V Gabriel pour Louis Huger de la Morlière, avocat au présidial de La Flèche, l’édifice adopte un plan en U avec un corps principal encadré de deux ailes de communs. La cour pavée, dotée d’un puits central, s’ouvre sur la rue par un portail, tandis qu’un jardin clos prolonge l’arrière du logis. À l’intérieur, un escalier en pierre surmonté d’une rampe en fer forgé dessert les étages, et le sous-sol, voûté en berceau, conserve des traces de constructions du XVIIe siècle réemployées.
L’hôtel a connu plusieurs usages au fil des siècles. Au XIXe siècle, il abrita temporairement les religieuses de Notre-Dame, avant de devenir une propriété privée. Depuis 1987, il est classé au titre des Monuments historiques (après une première inscription en 1981), protégeant ainsi son architecture et ses décors intérieurs, partiellement remaniés à la fin du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, l’hôtel allie préservation patrimoniale et modernité en accueillant des expositions d’art contemporain, tout en conservant des éléments originels comme les cheminées anciennes ou les voûtes en demi-berceau.
L’édifice témoigne de l’influence des architectes parisiens en province au début du XVIIIe siècle, avec des caractéristiques typiques de l’époque : symétrie des façades, toits en croupe brisée, et distribution rationnelle des espaces (écuries, cuisines, logements de domestiques). Les ailes en retour d’équerre, couvertes d’appentis brisés, encadrent une cour fonctionnelle, reflétant l’organisation sociale et domestique des élites locales. Le remaniement des cheminées et du potager à la fin du XVIIIe siècle illustre l’évolution des modes de vie et des goûts décoratifs.
La localisation de l’hôtel, dans le centre-ville de La Flèche, s’inscrit dans un tissu urbain marqué par l’histoire éducative et religieuse de la ville, notamment avec le collège Henri-IV fondé au XVIIe siècle. Le classement de 1987 souligne sa valeur patrimoniale, tandis que son ouverture à l’art contemporain perpétue son rôle culturel. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum, base Mérimée) confirment son importance architecturale et historique dans le département de la Sarthe.