Construction initiale 1554 (≈ 1554)
Construction de l'hôtel particulier par Jean Baucé.
1558
Colloque fondateur
Colloque fondateur 1558 (≈ 1558)
Tenue du colloque fondateur des églises réformées de France.
1561
Deuxième synode national
Deuxième synode national 1561 (≈ 1561)
Tenue du deuxième synode national des églises réformées.
XVIIIe siècle
Réaménagement intérieur
Réaménagement intérieur XVIIIe siècle (≈ 1850)
Réaménagement des intérieurs de l'hôtel particulier.
XIXe siècle
Agrandissement et ajout
Agrandissement et ajout XIXe siècle (≈ 1865)
Agrandissement de l'édifice et ajout d'une tour décorative.
1912
Agrandissement néo-Renaissance
Agrandissement néo-Renaissance 1912 (≈ 1912)
Agrandissement avec une façade néo-Renaissance.
1966
Classement historique
Classement historique 1966 (≈ 1966)
Classement au titre des monuments historiques.
2013
Rénovation récente
Rénovation récente 2013 (≈ 2013)
Rénovation de l'hôtel particulier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. BR 158) : classement par arrêté du 25 octobre 1966
Personnages clés
Jean Baucé
Financier ayant construit l'hôtel particulier en 1554.
Origine et histoire de l'Hôtel Jean Beaucé
Construit en 1554 par le financier Jean Baucé, l'hôtel particulier se situe au 1, rue Lebascle à Poitiers. En 1558 s'y tint le colloque fondateur des églises réformées de France, puis en 1561 le deuxième synode national. Les intérieurs ont été réaménagés au XVIIIe siècle; l'édifice a ensuite été agrandi au XIXe siècle puis de nouveau en 1912. Occupé par la Feldgendarmerie durant la Seconde Guerre mondiale, il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 25 octobre 1966. Aujourd'hui immeuble privé comportant plusieurs appartements, il a fait l'objet d'une rénovation en 2013.
La façade, de style renaissant, est remarquable par sa tour d'escalier pittoresque, une lucarne d'angle et une tour décorative couronnée d'une coupole ajoutée au XIXe siècle. Le décor reprend des motifs typiques de la Renaissance, comparables à ceux du château de Bonnivet près de Poitiers: lucarnes, frontons, pilastres, balustres, médaillons et bustes d'empereurs romains, mascarons, rinceaux et décors floraux. La maîtrise des sculpteurs apparaît particulièrement à l'angle donnant sur la rue du Puygarreau, où consoles, mascarons, pilastres et corniches sont traités en fausse perspective pour accentuer leur saillie.
L'agrandissement de 1912 a ajouté à l'arrière une façade néo-Renaissance donnant sur la rue Louis-Renard; elle décline des motifs d'inspiration Renaissance mais dans un traitement plus sec propre à l'époque, et présente un décroché percé de fenêtres arquées et de lucarnes, une forme courante pour les immeubles de rapport.