Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Maisons et écurie d'origine conservées partiellement.
1720
Achat et refonte par Jerphanion
Achat et refonte par Jerphanion 1720 (≈ 1720)
Transformation majeure en hôtel particulier.
11 décembre 1987
Classement et inscription MH
Classement et inscription MH 11 décembre 1987 (≈ 1987)
Protection de la façade, vestibule, escalier, salle à manger.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade ouest ; vestibule et cage d'escalier ; salle à manger avec ses boiseries et ses gypseries (cad. AD 110) : classement par arrêté du 11 décembre 1987 ; Façades et toitures (à l'exclusion de la façade ouest) (cad. AD 110) : inscription par arrêté du 11 décembre 1987
Personnages clés
Jean de Jerphanion - Escuyer et syndic du Velay
Acheteur et reconstructeur en 1720.
Comte Chaulne - Propriétaire en 1871
Ajouta des décors intérieurs.
Origine et histoire de l'Hôtel Jerphanion-Cambacérès
L’hôtel Jerphanion-Cambacérès, situé au Puy-en-Velay, est le résultat de la transformation de deux immeubles du XVIe siècle, acquis en 1720 par Jean de Jerphanion, escuyer et syndic du Velay. Ce dernier entreprit une refonte quasi totale de l’édifice, fusionnant une maison avec jardin au nord et une maison avec écurie au sud. L’architecture reflète un mélange des époques : les caves voûtées en berceau brisé et une cheminée monumentale témoignent du XVIe siècle, tandis que les décors intérieurs, comme les gypseries Louis XIV ou la rampe d’escalier en fer forgé doré, illustrent les influences du XVIIIe siècle, notamment le style Régence.
En 1871, l’hôtel fut vendu au comte Chaulne, qui y apporta des décors supplémentaires. Acquis en 1901 par les hospices, le bâtiment subit des modifications qui altérèrent partiellement son aspect d’origine. Parmi les éléments préservés, la salle à manger se distingue par ses boiseries bleues et blanches et ses gypseries végétales, typiques du style Louis XIV. La façade ouest, le vestibule, la cage d’escalier et cette salle à manger sont classés monuments historiques depuis 1987, tandis que les autres façades et toitures sont inscrites à la même date.
L’édifice forme un quadrilatère irrégulier avec deux avant-corps reliés par un balcon-terrasse dominant les jardins. À l’intérieur, les grands appartements, organisés en enfilade le long de la terrasse, ont perdu une grande partie de leur décor d’origine, à l’exception de la salle à manger. L’hôtel incarne un exemple provincial du style Régence, alors en vogue à Paris, adaptée aux particularités locales. Son histoire reflète les transformations sociales et architecturales de la Haute-Loire entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
Les éléments protégés incluent la façade ouest, le vestibule avec sa cage d’escalier ornée d’une rampe en fer forgé, et la salle à manger avec ses boiseries et gypseries. Ces protections, officialisées par arrêté en 1987, soulignent la valeur patrimoniale d’un édifice marqué par des réaménagements successifs, depuis sa construction initiale jusqu’à ses usages modernes, en passant par son apogée aristocratique au XVIIIe siècle.