Frise chronologique
1637-1640
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1637-1640 (≈ 1639)
Par Sébastien Bruand pour Jean Charron.
1912
Installation des Serruys-Mille
Installation des Serruys-Mille
1912 (≈ 1912)
Atelier d’Yvonne Serruys et Pierre Mille.
1941
Mort d’Émile Bernard
Mort d’Émile Bernard
1941 (≈ 1941)
Peintre décédé dans l’hôtel.
1979-1980
Restauration de l’hôtel
Restauration de l’hôtel
1979-1980 (≈ 1980)
Sous contrôle des Bâtiments de France.
1988
Classement monument historique
Classement monument historique
1988 (≈ 1988)
Inscrit à l’inventaire des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Sébastien Bruand - Architecte |
Concepteur de l’hôtel Le Charron. |
| Jean Charron - Commanditaire |
Intendant des Finances, propriétaire initial. |
| Yvonne Serruys - Sculptrice belge |
Occupa l’atelier à partir de 1912. |
| Pierre Mille - Écrivain français |
Époux d’Yvonne Serruys, résident de l’hôtel. |
| Émile Bernard - Peintre |
Décédé dans l’hôtel en 1941. |
| Haroun Tazieff - Volcanologue |
Y vécut jusqu’à sa mort. |
Origine et histoire
L’hôtel Le Charron, également connu sous le nom d’hôtel de Vitry, est un hôtel particulier situé sur l’île Saint-Louis, dans le 4e arrondissement de Paris. Construit entre 1637 et 1640 par l’architecte Sébastien Bruand, il fut commandé par Jean Charron, alors intendant des Finances. Son emplacement précis, au 13-15 quai de Bourbon, en fait un exemple remarquable de l’architecture civile parisienne du XVIIe siècle.
Au XXe siècle, l’hôtel devint un lieu de création et de résidence pour des figures artistiques et intellectuelles. À partir de 1912, il abritait l’atelier du sculpteur belge Yvonne Serruys et de son époux, l’écrivain français Pierre Mille. Plus tard, le peintre Émile Bernard y mourut en 1941, et le volcanologue Haroun Tazieff y vécut jusqu’à sa mort. Ces occupations successives ont marqué l’histoire culturelle du bâtiment.
L’hôtel Le Charron a été inscrit au titre des monuments historiques en 1988, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Une restauration majeure fut entreprise entre 1979 et 1980 sous la supervision des Bâtiments de France, dirigée par le promoteur Ladislas de Diesbach et l’architecte Laurent Daum. Ce travail a permis de préserver les caractéristiques architecturales originales de l’édifice.