Frise chronologique
1719
Achat par Nicolas Le Féron
Achat par Nicolas Le Féron
1719 (≈ 1719)
Première acquisition connue du bâtiment.
1732-1734
Reconstruction par René Berger
Reconstruction par René Berger
1732-1734 (≈ 1733)
Travaux majeurs sous sa direction.
1775
Vente à Garnier-Deschenes
Vente à Garnier-Deschenes
1775 (≈ 1775)
Changement de propriétaire après Berger.
15 décembre 1961
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
15 décembre 1961 (≈ 1961)
Protection de la façade et de l’escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue, y compris la porte monumentale avec ses vantaux et la toiture correspondante ; l'escalier avec sa cage et sa rampe en fer forgé : inscription par arrêté du 15 décembre 1961
Personnages clés
| Nicolas Le Féron - Premier acquéreur connu |
Acheteur en 1719 avant reconstruction. |
| René Berger - Receveur général de Paris |
Reconstruit l’hôtel entre 1732-1734. |
| Romain de Sèze - Avocat de Louis XVI |
Propriétaire jusqu’à sa mort en 1828. |
Origine et histoire
L’hôtel Le Ferron est un hôtel particulier situé dans le 3e arrondissement de Paris, aux 20 rue des Quatre-Fils et 9 ruelle Sourdis. Construit au XVIIIe siècle, il incarne l’architecture civile parisienne de cette époque, marquée par l’essor des résidences bourgeoises dans le Marais, quartier alors en pleine transformation urbaine et sociale.
Acquis en 1719 par Nicolas Le Féron, l’hôtel est entièrement reconstruit entre 1732 et 1734 par René Berger, receveur général et payeur des rentes de la Ville de Paris. Ce dernier, figure influente de l’administration financière parisienne, en fait une demeure reflétant son statut social. L’édifice change ensuite de mains à plusieurs reprises, témoignant des mutations de la propriété immobilière sous l’Ancien Régime.
En 1775, l’hôtel est vendu à un ancien notaire nommé Garnier-Deschenes, avant d’être acquis par Romain de Sèze, avocat célèbre pour avoir défendu Louis XVI lors de son procès révolutionnaire. Devenu Pair de France sous la Restauration, Romain de Sèze y réside jusqu’à sa mort en 1828, ajoutant une dimension politique et historique au lieu. L’hôtel est partiellement protégé au titre des monuments historiques depuis le 15 décembre 1961, notamment pour sa façade, sa porte monumentale et son escalier en fer forgé.
Les éléments remarquables de l’hôtel, comme la porte avec ses vantaux et la rampe en fer forgé de l’escalier, illustrent le savoir-faire artisanal du XVIIIe siècle. Son inscription au patrimoine souligne son importance dans l’histoire architecturale et sociale de Paris, entre héritage aristocratique et bourgeoisie montante.