Frise chronologique
1545
Construction du premier hôtel
Construction du premier hôtel
1545 (≈ 1545)
Michel de Champrond érige un hôtel médiéval.
1686
Achat par Michel Le Peletier
Achat par Michel Le Peletier
1686 (≈ 1686)
Destruction et reconstruction de l'hôtel actuel.
1793
Assassinat de Louis-Michel Lepeletier
Assassinat de Louis-Michel Lepeletier
1793 (≈ 1793)
Conservation du patrimoine familial pendant la Terreur.
1895
Acquisition par la Ville de Paris
Acquisition par la Ville de Paris
1895 (≈ 1895)
Installation de la Bibliothèque historique.
1984
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
1989
Intégration au musée Carnavalet
Intégration au musée Carnavalet
1989 (≈ 1989)
Accueil des collections révolutionnaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Intérieur de l'Orangerie : inscription par arrêté du 17 mars 1925 ; Façades et toitures sur rue, sur cour et sur jardin de l'hôtel ; les façades et les toitures de l'Orangerie ; le grand escalier avec le vestibule d'entrée ; le petit salon Louis XIV (cad. 03 : 03 AO 41) : classement par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Michel Le Peletier de Souzy - Intendant des finances |
Commanditaire de l'hôtel en 1686. |
| Pierre Bullet - Architecte |
Concepteur de l'hôtel et de l'orangerie. |
| Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau - Député révolutionnaire |
Protégea l'hôtel pendant la Terreur. |
| Michel Robert Le Peletier des Forts - Contrôleur général des Finances |
Propriétaire au XVIIIe siècle. |
| Bernard Fonquernie - Architecte en chef |
Restauration avant l'ouverture au musée. |
Origine et histoire
L'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau est un hôtel particulier du XVIIe siècle situé au 29 rue de Sévigné, dans le 3e arrondissement de Paris. Il fut édifié par l'architecte Pierre Bullet pour Michel Le Peletier de Souzy, intendant des finances, sur l'emplacement d'un ancien hôtel médiéval. L'édifice, avec ses façades sur cour et jardin, son orangerie et ses décors intérieurs, est un exemple remarquable de l'architecture classique française.
Avant sa construction actuelle, la parcelle appartenait à la Coûture Sainte-Catherine au Moyen Âge. En 1545, Michel de Champrond y fit bâtir un premier hôtel, qui changea plusieurs fois de propriétaires avant d'être acquis en 1626 par Geoffroy Lhuillier. En 1686, ses héritiers le vendirent à Michel Le Peletier de Souzy, qui le fit raser pour construire l'hôtel actuel, agrandissant le jardin et les dépendances.
L'hôtel se distingue par son corps de logis entre cour et jardin, prolongé par deux ailes. La façade sur cour compte quatre travées, tandis que celle sur jardin en compte dix, avec un avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire orné d'un relief du Temps. L'orangerie, couverte d'un comble brisé, était admirée pour ses baies à la Lescot et son fronton décoré d'une allégorie de la Vérité. À l'intérieur, l'escalier d'honneur possède la plus ancienne rampe en fonte de Paris, et le cabinet doré conserve des lambris et glaces de la fin du règne de Louis XIV.
L'hôtel resta dans la famille Le Peletier jusqu'en 1811, passant notamment à Michel Robert Le Peletier des Forts, contrôleur général des Finances, puis à Louis-Michel Lepeletier, figure révolutionnaire assassinée en 1793. Son engagement politique protégea le patrimoine familial pendant la Terreur. Acquis par la Ville de Paris en 1895, l'hôtel abritera la Bibliothèque historique avant d'accueillir, depuis 1989, une partie des collections du musée Carnavalet, dont des œuvres révolutionnaires et des pièces emblématiques comme la salle de bal de l'hôtel de Wendel ou la chambre de Marcel Proust.
Classé Monument historique en 1984 pour ses façades, toitures et éléments intérieurs, l'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau est aujourd'hui un lieu culturel majeur. Ses espaces, restaurés entre 2016 et 2021, abritent aussi des salles pédagogiques et des événements dans l'orangerie, tout en conservant des témoignages architecturaux des XVIIe et XVIIIe siècles.
Devenir actuel
Il accueille aujourd'hui une partie des collections du musée Carnavalet.