Construction initiale 1775 (≈ 1775)
Édification de l'hôtel particulier par Jean-Baptiste Ceineray.
1802
Résidence de Jérôme Bonaparte
Résidence de Jérôme Bonaparte 1802 (≈ 1802)
Jérôme Bonaparte y résida et y organisa une réception.
1952
Classement historique
Classement historique 1952 (≈ 1952)
Classement des façades et toitures au titre des monuments historiques.
Fin du XIXe siècle
Modification majeure
Modification majeure Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Transformation importante par l'architecte François Bougoüin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ; la chapelle dite de l'Oratoire, qui y est incluse : classement par arrêté du 28 mars 1952
Personnages clés
Jean-Baptiste Ceineray
Architecte ayant construit l'hôtel vers 1775.
Jérôme Bonaparte
Frère de Napoléon Bonaparte, ayant résidé dans l'hôtel en 1802.
François Bougoüin
Architecte responsable des transformations de la fin du XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Hôtel Lelasseur
L'Hôtel Le Lasseur, également appelé hôtel Lelasseur ou hôtel Le Lasseur-Lorgeril, est un hôtel particulier de style néo-classique situé place de l'Oratoire, à l'angle des rues Henri‑IV et Georges‑Clemenceau, dans le quartier Malakoff–Saint‑Donatien à Nantes. Édifié vers 1775, il a été modifié autour de 1890 et ses façades et toitures ont été classées au titre des monuments historiques en 1952.
Vers 1775, Jean‑Baptiste Ceineray fit construire cet hôtel dans le cadre de l'aménagement des cours Saint‑Pierre et Saint‑André, en s'inspirant de l'hôtel d'Aux bâti en 1772. En 1802, Jérôme Bonaparte y résida et y fut donnée une brillante réception. À la fin du XIXe siècle, lors de l'alignement et de l'élargissement de la « rue du Lycée » (actuelle rue Georges‑Clemenceau), l'édifice perdit une tranche de sa partie sud, d'environ un sixième de sa longueur, d'après les plans cadastraux antérieurs.
Plutôt que de se contenter d'une simple amputation qui aurait rompu la symétrie voulue par Ceineray, l'architecte François Bougoüin opéra une transformation importante : l'entrée fut déplacée sur la façade est, l'avant‑corps et le fronton furent démontés puis remontés plus au nord sur la façade ouest pour maintenir l'équilibre central, et, au centre du fronton reconstruit, un balcon prit la place de l'ancienne porte d'entrée. À l'arrière du bâtiment, la symétrie initiale n'a toutefois pas été entièrement respectée, comme le montrent les plans de 1835 et de 1889.
Depuis ces travaux, l'hôtel présente un rez‑de‑chaussée et deux étages, avec une façade est de sept travées. L'avant‑corps central, de trois travées, est encadré de pilastres à chapiteaux composites; les deux ailes, de deux travées chacune, sont séparées par des pilastres. Le toit est mansardé et couvert d'ardoise. Le décor reste sobre : les linteaux des fenêtres des deux étages supérieurs portent des cartouches, et l'avant‑corps est couronné d'un fronton triangulaire où un œil‑de‑bœuf est encadré par des cornes d'abondance.