Construction de l’hôtel vers 1775 (≈ 1775)
Bâti par Jean-Baptiste Ceineray, inspiré de l’hôtel d’Aux.
1802
Séjour de Jérôme Bonaparte
Séjour de Jérôme Bonaparte 1802 (≈ 1802)
Réception brillante dans l’hôtel.
vers 1890
Transformation majeure
Transformation majeure vers 1890 (≈ 1890)
Déplacement de l’entrée et du fronton.
28 mars 1952
Classement monument historique
Classement monument historique 28 mars 1952 (≈ 1952)
Façades, toitures et chapelle protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ; la chapelle dite de l'Oratoire, qui y est incluse : classement par arrêté du 28 mars 1952
Personnages clés
Jean-Baptiste Ceineray - Architecte
Conçoit l’hôtel vers 1775.
Jérôme Bonaparte - Personnalité politique
Réside dans l’hôtel en 1802.
François Bougoüin - Architecte
Transforme l’hôtel vers 1890.
Origine et histoire
L’hôtel Lelasseur, également appelé hôtel le Lasseur ou hôtel le Lasseur-Lorgeril, est un hôtel particulier de style néo-classique construit vers 1775 par l’architecte Jean-Baptiste Ceineray, dans le cadre de l’aménagement des cours Saint-Pierre et Saint-André à Nantes. Inspiré de l’hôtel d’Aux (bâti en 1772), il se situe place de l’Oratoire, à l’angle des rues Henri-IV et Georges-Clemenceau, dans le quartier Malakoff - Saint-Donatien. Son plan initial, symétrique, reflétait les canons esthétiques du XVIIIe siècle, avec une façade ornée de pilastres et un fronton triangulaire.
En 1802, l’hôtel accueille Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon Ier, lors d’une réception marquée par son faste. Cette présence illustre le prestige du lieu à une époque où Nantes, port dynamique, attirait les élites politiques et économiques. L’édifice, alors en pleine gloire, symbolisait le rayonnement de la ville sous le Consulat et l’Empire.
Vers 1890, la rue Georges-Clemenceau (alors « rue du Lycée ») est élargie, entraînant une modification radicale de l’hôtel. L’architecte François Bougoüin déplace l’entrée principale sur la façade est et reconstruit l’avant-corps et le fronton à l’ouest pour préserver la symétrie, malgré la perte d’un sixième de la longueur originale. Les façades et toitures, ainsi que la chapelle de l’Oratoire incluse dans l’hôtel, sont classées monuments historiques le 28 mars 1952.
Aujourd’hui, l’hôtel Lelasseur se caractérise par une façade est à sept travées, un avant-corps central encadré de pilastres composites, et un toit mansardé en ardoise. Le décor sobre, typique du néo-classicisme, inclut des cartouches sur les linteaux des fenêtres et un œil-de-bœuf au fronton, flanqué de cornes d’abondance. Ces éléments témoignent de l’influence des modèles antiques et de la recherche d’équilibre propre à ce style architectural.
Les transformations du XIXe siècle, bien que pragmatiques, altérèrent partiellement l’œuvre initiale de Ceineray. Un plan cadastral de 1835 révèle les proportions d’origine, tandis qu’un document de 1889 atteste des modifications liées à l’alignement de la rue. Malgré ces adaptations, l’hôtel conserve une cohérence esthétique, illustrant l’évolution des contraintes urbaines et des normes architecturales entre le XVIIIe et le XIXe siècle.
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