Mandat de Macé de Montoury 1771 (≈ 1771)
M. Macé de Montoury devient maire de Meaux.
1772
Date gravée dans la cour
Date gravée dans la cour 1772 (≈ 1772)
Pavé portant cette date et initiales M.D.M.
Seconde moitié du XVIIIe siècle
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel Seconde moitié du XVIIIe siècle (≈ 1875)
Édification pour Macé de Montoury.
Seconde moitié du XIXe siècle
Ajonction de l’aile ouest
Ajonction de l’aile ouest Seconde moitié du XIXe siècle (≈ 1975)
Fermeture de la cour par une aile.
2 décembre 1987
Protection au titre des Monuments Historiques
Protection au titre des Monuments Historiques 2 décembre 1987 (≈ 1987)
Inscription des façades et de l’escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur cour et sur jardin ; cage de l'escalier avec sa rampe en fer forgé (cad. BT 31) : inscription par arrêté du 2 décembre 1987
Personnages clés
M. Macé de Montoury - Maire de Meaux et commanditaire
Propriétaire et initiateur de la construction.
Origine et histoire de l'Hôtel Macé de Montoury
L’hôtel Macé de Montoury, situé à Meaux en Île-de-France, est un hôtel particulier construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour M. Macé de Montoury, alors maire de la ville en 1771. Son architecture s’articule autour d’un logis à deux étages entre cour et jardin, complété initialement par une aile en L, avant qu’une seconde aile ne soit ajoutée au XIXe siècle pour fermer la cour. Les éléments remarquables incluent une rampe en ferronnerie ornée d’initiales (peut-être « PAM »), deux portes cochères aux ferrures ouvragées, et un pavé gravé dans la cour portant la date « 1772 » et les initiales « M.D.M. », attribuées au propriétaire. Deux fontaines historiques assuraient autrefois l’approvisionnement en eau du domaine.
Le monument fut érigé sur un terrain contigu au jardin des Arquebusiers, un espace vert local emblématique. Son escalier, situé dans l’angle nord-est du corps de logis, et sa cage en fer forgé sont protégés depuis 1987, aux côtés des façades et toitures. L’aile ouest, ajoutée bien plus tard, modifia l’équilibre initial du plan en L. Aujourd’hui propriété de la commune, l’hôtel conserve des traces de son passé aristocratique, comme les impostes en fer forgé de la porte latérale et les inscriptions lapidaires.
L’hôtel illustre le rayonnement des élites locales au siècle des Lumières, où les maires et notables marquaient leur pouvoir par des résidences urbaines somptueuses. À Meaux, ville stratégique proche de Paris, ces demeures reflétaient à la fois une prospérité économique (liée au commerce fluvial et à l’agriculture) et une volonté de représentation sociale. Les adjonctions du XIXe siècle témoignent quant à elles des évolutions urbaines et des besoins croissants en espaces de service, typiques de cette période de transformation des villes françaises.