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Hôtel à Angers en Maine-et-Loire

Hôtel

    19 Rue du Canal
    49100 Angers
Propriété privée
Hôtel
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Hôtel
Crédit photo : Remi Mathis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1621-1631
Résidence de Gaspard Varice
1ère moitié du XVIIe siècle
Construction initiale
Fin du XVIIe siècle
Acquisition par les Tremblier
Vers 1900
Reconstruction du logis
20 septembre 1965
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade sur rue, y compris les vantaux de la porte et le versant de toiture correspondant (cad. H 141) : classement par arrêté du 20 septembre 1965 ; Hôtel (cad. H 141) : inscription par arrêté du 20 septembre 1965

Personnages clés

Gaspard Varice - Conseiller du roi et juge Propriétaire présumé et possible commanditaire initial.
Famille Tremblier de la Varenne - Propriétaires aux XVIIe-XVIIIe siècles Donne son nom actuel à l’hôtel.
Gaston Desetres - Avocat et mécène Reconstruit le logis vers 1900.
Jean Clamens - Artiste verrier Auteur des verrières datées 1900 et 1912.

Origine et histoire

L’hôtel Tremblier de la Varenne est un hôtel particulier du XVIIe siècle situé à Angers, en Maine-et-Loire. Il se compose de deux parties distinctes : un corps de passage et de communs datant du XVIIe siècle, et un logis reconstruit vers 1900 en fond de parcelle. La façade sur rue, classée Monument Historique en 1965, arbore un portail monumental orné d’un cartouche aux armes potentiellement liées à la famille Varice, attestée sur place dès les années 1610-1620.

À l’origine, l’hôtel appartient à Gaspard Varice, sieur de Vauléard, conseiller du roi et juge au présidial d’Angers entre 1621 et 1631. À la fin du XVIIe siècle, il passe aux mains de la famille Tremblier de la Varenne, qui l’occupe tout au long du XVIIIe siècle. Le logis initial, partiellement conservé, inclut une tourelle carrée et des cheminées anciennes, dont une refaite à la fin du XVIIIe siècle.

Vers 1900, l’avocat Gaston Desetres entreprend une reconstruction majeure du logis, intégrant des éléments Art Nouveau comme des lambris, une verrière signée Jean Clamens (1900), et une mosaïque au sol. Le corps d’entrée, réaménagé peu après, conserve une verrière datée de 1912. Ces transformations mêlent héritage historique et modernité, illustrant l’évolution architecturale de l’hôtel.

L’ensemble, inscrit et classé en 1965, combine schiste et tuffeau, matériaux typiques de la région. Les vestiges du XVIIe siècle, comme la tourelle et les cabinets en pan de bois, contrastent avec la structure reconstruite, soulignant la dualité temporelle du monument. Aujourd’hui, il reste un témoignage marquant du patrimoine angevin, alliant histoire judiciaire, noblesse locale et rénovations bourgeoises.

Liens externes