Hôtel Mame à Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Mame à Tours

  • 19 Rue Émile-Zola
  • 37000 Tours
Hôtel Mame à Tours
Hôtel Mame à Tours
Hôtel Mame à Tours
Hôtel Mame à Tours
Hôtel Mame à Tours
Hôtel Mame à Tours
Crédit photo : ManuD - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1768-1770
Construction de l'hôtel
1834
Acquisition par Bidault
1840
Modifications par Bidault
1872
Acquisition par Mame
10 juillet 1942
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel Mame, à l'exclusion du bâtiment du 19s et de la fontaine du jardin (cad. DW 89) : classement par arrêté du 10 juillet 1942

Personnages clés

Pierre Meusnier Architecte ayant construit l'hôtel entre 1768 et 1770.
Gilles Lefebvre de Montifray Propriétaire initial pour qui l'hôtel a été construit.
Ernest Bidault Propriétaire ayant acquis l'hôtel en 1834 et réalisé des modifications.
Alfred Mame Propriétaire ayant acquis l'hôtel en 1872, dont la famille en est toujours propriétaire.
Paul Mame Membre de la famille Mame ayant hérité de l'hôtel.

Origine et histoire de l'Hôtel Mame

L'hôtel Mame, ou Lefebvre de Montifray, est un hôtel particulier situé au 17-19 rue Émile-Zola, dans le Vieux-Tours à Tours. Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 10 juillet 1942. L'édifice a été construit de 1768 à 1770 par l'architecte Pierre Meusnier pour Gilles Lefebvre de Montifray ; la date 1770 est portée sur l'arcade de l'escalier. Il fut acquis par Ernest Bidault en 1834, puis par Alfred Mame en 1872 ; la famille Mame en est propriétaire depuis la fin du XIXe siècle et Paul Mame en hérita. L'ensemble comprend trois corps de bâtiments disposés autour d'une cour rectangulaire : l'hôtel entre cour et jardin, les communs et une construction du XIXe siècle. Le bâtiment principal est rythmé par un corps central à quatre pilastres à chapiteaux corinthiens et un fronton rompu dont la base porte une figure allégorique du commerce. Les fenêtres sont encadrées de chambranles moulurées à crossettes et les clés sont ornées de décors en rocaille. Le bâtiment des communs reprend ces motifs dans un traitement plus sobre. La cour orientale est séparée du jardin par un bâtiment bas couvert en terrasse, traversé par un passage dont le plafond à caissons en stuc porte les initiales EB et la date 1840, également visibles au portail du jardin. À l'intérieur, le grand escalier est muni d'une rampe en fer forgé et bronze ; chaque panneau central, encadré de rinceaux et de guirlandes, présente des scènes de chasse en bronze avec chiens, sangliers et oiseaux. Trois pièces du rez-de-chaussée conservent des boiseries. Le décor intérieur semble dater du deuxième quart du XIXe siècle, réalisé dans le goût du XVIIIe siècle. L'ensemble comprend une très belle ferronnerie du XVIIIe siècle en fer forgé et bronze doré qui pourrait être attribuée à Gamelin. Le jardin abrite un groupe sculpté et une fontaine du XIXe siècle.

Liens externes