Hôtel Mareschal à Besançon dans le Doubs

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Mareschal à Besançon

  • 19 Rue Rivotte
  • 25000 Besançon
Hôtel Mareschal à Besançon
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Hôtel Mareschal à Besançon
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Hôtel Mareschal à Besançon
Crédit photo : Thomas2c - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1516
Incendie initial
1532
Reconstruction de l'hôtel
XVIIIe siècle
Modifications de la façade
XIXe siècle
Aménagements commerciaux
1884
Démolition partielle
12 avril 1938
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures : classement par arrêté du 22 avril 1938

Personnages clés

Guillaume Mareschal Notaire ayant reconstruit l'hôtel après l'incendie de 1516.
Claude-Bonaventure Laudet Vigneron co-propriétaire de l'hôtel au XVIIIe siècle.
Michel-Antoine Tournier Maître-maçon co-propriétaire de l'hôtel au XVIIIe siècle, responsable des modifications de la façade.

Origine et histoire de l'Hôtel Mareschal

L'hôtel Mareschal, hôtel particulier de Besançon, a été reconstruit en 1532 par le notaire Guillaume Mareschal après l'incendie de sa maison le 4 juin 1516 ; sa décoration à base de flore ornementale annonce la Renaissance. Au XVIIIe siècle la demeure n'appartenait plus aux Mareschal ; vers 1730 elle était la propriété d'un certain de Trépot. En 1775 l'hôtel était partagé entre Claude‑Bonaventure Laudet, vigneron, et le maître‑maçon Michel‑Antoine Tournier, qui sollicitèrent l'autorisation de modifier la façade donnant sur la rue Rivotte. Tournier projetait, sur la moitié gauche, la création d'une arcade boutiquière à la place d'une fenêtre du rez‑de‑chaussée, l'abaissement de la porte de cave et l'ouverture d'une lucarne à gauche d'une grande lucarne centrale dont il possédait la moitié et qu'il souhaitait détruire ; Laudet ne demandait que l'élargissement d'une lucarne à droite de la lucarne centrale dont il détenait la partie gauche. Les travaux furent réalisés par Tournier et des dessins signés de sa main montrent les deux états de la façade, mais l'exécution ne suivit pas entièrement le projet : la grande lucarne centrale ne fut pas supprimée et une fenêtre à double accolade du rez‑de‑chaussée, prévue pour être remplacée par une arcade boutiquière, fut transformée en porte tout en gardant les doubles accolades du linteau. Au XVIIIe siècle le rez‑de‑chaussée avait été aménagé en arcades pour accueillir des commerces, puis, au XIXe siècle, les deux arcades boutiquières de la façade furent masquées par des devantures en bois. Le logis et le bâtiment des remises et écuries furent reliés par un bâtiment intermédiaire entre 1833 et 1870 ; les anciennes écuries et remises, très remaniées par des percements du XIXe siècle, ont été partiellement démolies lors de la création, en 1884, de la ligne de chemin de fer Besançon–Le Locle. Le corps de logis conserve encore au rez‑de‑chaussée et à l'étage ses plafonds à la française, mais les aménagements intérieurs ont beaucoup évolué depuis le début du XVIe siècle, notamment avec la suppression de l'escalier en vis. Les restaurations au titre des Monuments historiques, dans la seconde moitié du XXe siècle, ont fait disparaître sur la façade principale les deux lucarnes situées de part et d'autre de la lucarne centrale ainsi que les devantures en bois du XIXe siècle. L'hôtel présente un étage carré et un comble, reposant sur un sous‑sol voûté en berceau ; les dépendances montrent sur la façade principale deux grandes baies en plein cintre superposées, aujourd'hui murées, correspondant vraisemblablement à d'anciens greniers à foin. Sur la façade en pierre de taille, Guillaume Mareschal fit apposer au fronton de la porte d'entrée un écusson portant ses armes — qui se voyait encore à la Révolution. Les façades et les toitures de l'édifice font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 avril 1938.

Liens externes