Frise chronologique
1723
Première vente documentée
Première vente documentée
1723 (≈ 1723)
Acquis par Antoine Richer, directeur des postes.
1725 ou 1733
Construction du pavillon de musique
Construction du pavillon de musique
1725 ou 1733 (≈ 1733)
Daté par les inscriptions sur la porte.
1743
Restauration par Pillot
Restauration par Pillot
1743 (≈ 1743)
Façade refaite pour Gilles Levacher.
1786-1787
Réaménagement par Michotey
Réaménagement par Michotey
1786-1787 (≈ 1787)
Surélévation et décors intérieurs ajoutés.
début XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Édification de l’hôtel particulier à Besançon.
26 mars 2007
Classement du pavillon
Classement du pavillon
26 mars 2007 (≈ 2007)
Protection au titre des monuments historiques.
2019
Découverte d’une plaque de 1668
Découverte d’une plaque de 1668
2019 (≈ 2019)
Armoiries de Franche-Comté mises au jour.
2025
Restauration du pavillon
Restauration du pavillon
2025 (≈ 2025)
Travaux soutenus par la Fondation du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pavillon de musique en totalité, avec son décor (cad. AS 66) : classement par arrêté du 26 mars 2007
Personnages clés
| Claudine Marchand - Propriétaire initiale (1723) |
Épouse de Claude Etiard, greffier. |
| Antoine Richer - Directeur des postes |
Acheteur en 1723. |
| Gilles Levacher - Chirurgien-major des hôpitaux |
Propriétaire en 1743, commande les travaux. |
| Claude-François Pillot - Architecte |
Restaure la façade en 1743. |
| Sieur Michotey - Président au parlement |
Protecteur des arts, réaménage l’hôtel en 1786. |
| Emmanuel Parisot - Paysagiste contemporain |
Installe ses locaux en 2019. |
Origine et histoire
L’hôtel Michotey, situé au 14 rue Mégevand à Besançon, est un hôtel particulier construit au début du XVIIIe siècle. Il se distingue par une façade principale avec un avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire, un balcon à l’étage noble, et un escalier extérieur symétrique à double volée, rare dans la région. Le bâtiment comprend un logis principal et trois logis secondaires, dont l’un donne directement sur la rue. Les caves voûtées en berceau et les détails architecturaux, comme les rampes en ferronnerie, témoignent de son prestige d’origine.
En 1723, l’hôtel est vendu par Claudine Marchand, épouse de Claude Etiard (ancien greffier), à Antoine Richer, directeur des postes de Besançon. En 1743, il passe entre les mains de Gilles Levacher, chirurgien-major des hôpitaux, qui confie à l’architecte Claude-François Pillot la restauration de la façade, alors limitée à un seul étage carré. L’hôtel est ensuite acquis en 1786 par le sieur Michotey, président au parlement de Besançon et protecteur des arts, qui entreprend d’importants réaménagements, incluant la surélévation d’un étage et la décoration intérieure.
Le jardin de l’hôtel abrite un pavillon de musique, classé monument historique depuis 2007, datant de 1725 ou 1733. Ce pavillon, orné de stucs et de lambris, présente une frise sculptée et une voussure de feuilles, reflétant le goût artistique de l’époque. Une grotte artificielle en rocaille, aujourd’hui détruite, complétait autrefois cet ensemble. En 2019, des travaux de rénovation ont révélé une plaque de cheminée de 1668 aux armoiries de Franche-Comté, tandis qu’en 2025, la restauration du pavillon de musique est lancée grâce à la Fondation du patrimoine.
Après 1940, l’hôtel est vendu et son jardin acquis par le grand séminaire de Besançon. Le logis secondaire droit, perpendiculaire au corps principal, conserve une surélévation du XIXe siècle avec balcon. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée accueille les locaux du paysagiste Emmanuel Parisot, tandis que le pavillon de musique et son décor restent protégés pour leur valeur patrimoniale exceptionnelle.