Frise chronologique
1770-1780
Projet d'urbanisation de Ceineray
Projet d'urbanisation de Ceineray
1770-1780 (≈ 1775)
Destruction des remparts, création de la place d'Armes.
1780
Mathurin Crucy succède à Ceineray
Mathurin Crucy succède à Ceineray
1780 (≈ 1780)
Modification du plan initial de symétrie.
1783
Début de la construction
Début de la construction
1783 (≈ 1783)
Projet lancé par M. de Martel.
1951
Inscription partie nord
Inscription partie nord
1951 (≈ 1951)
Protection des façades et toitures.
1954
Inscription partie sud
Inscription partie sud
1954 (≈ 1954)
Protection de l’hôtel Dulac.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures : inscription par arrêté du 2 juillet 1951
Personnages clés
| Jean-Baptiste Ceineray - Architecte de la ville de Nantes |
Conçoit le projet initial d’urbanisation. |
| Mathurin Crucy - Architecte successeur de Ceineray |
Modifie le plan et supervise la construction. |
| Anne Montaudouin de la Clartière - Première habitante notable |
Belle-mère de M. de Martel. |
| M. de Martel - Propriétaire du terrain |
Commanditaire de la construction. |
Origine et histoire
L'hôtel Montaudouin, aussi appelé hôtel des Colonnes, est un hôtel particulier néo-classique construit à la fin du XVIIIe siècle sur la place Maréchal-Foch, dans le centre-ville de Nantes. Il s’inscrit dans un projet d’urbanisation mené par les architectes Jean-Baptiste Ceineray puis Mathurin Crucy, visant à transformer l’ancien secteur fortifié au nord-est de la cathédrale. La symétrie du bâtiment, avec son porche à colonnes et son fronton orné, répond à celle de l’hôtel d’Aux voisin, créant une harmonie architecturale sur la place.
Le projet initial de Ceineray prévoyait la destruction de la porte Saint-Pierre pour symétriser l’espace, mais celle-ci fut préservée. Mathurin Crucy, qui lui succède en 1780, adapte le plan en traçant la rue Chauvin et en intégrant un porche surmonté d’une colonnade. Le terrain est acquis par M. de Martel, dont la belle-mère, Anne Montaudouin de la Clartière, devient l’une des premières habitantes. L’hôtel est divisé en deux parties : l’une occupée par Mme Montaudouin, l’autre par la veuve Dulac.
L’édifice se distingue par sa façade est imposante, inspirée de Palladio, avec quatre colonnes corinthiennes supportant un fronton sculpté. La façade sur la rue de l’Évêché présente des arcades, tandis que l’intérieur, accessible par la rue Chauvin, reflète l’influence italienne. Les façades et toitures sont protégées au titre des monuments historiques depuis 1951 (partie nord) et 1954 (partie sud), soulignant son importance patrimoniale.
L’hôtel Montaudouin illustre la transition urbaine de Nantes au XVIIIe siècle, marquant le passage d’une ville médiévale fortifiée à une cité moderne et ordonnée. Son architecture, mêlant rigueur classique et élégance, témoigne du savoir-faire des architectes Ceineray et Crucy, ainsi que de l’influence des modèles italiens dans l’urbanisme français de l’époque.