Construction de l'hôtel milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Pour Antoine de Montrosier, receveur des tailles.
XIXe siècle
Remaniement des façades
Remaniement des façades XIXe siècle (≈ 1865)
Ailes sur cour rehaussées, modifications mineures.
30 septembre 1991
Inscription partielle
Inscription partielle 30 septembre 1991 (≈ 1991)
Hôtel (hors façade classée) et décors intérieurs.
9 août 1996
Classement de la façade
Classement de la façade 9 août 1996 (≈ 1996)
Façade sur la rue du Port protégée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel (à l'exception de la façade classée) , y compris la cage d'escalier avec sa ferronnerie et les pièces suivantes avec leur décor : grand salon des Quatre-Saisons, salle à manger, boudoir, chambre à alcôve (cad. HY 230 à 232) : inscription par arrêté du 30 septembre 1991 - Façade donnant sur la rue du Port (cad. HY 232) : classement par arrêté du 9 août 1996
Personnages clés
Antoine de Montrosier - Commanditaire et receveur des tailles
Propriétaire initial, à l’origine de la construction.
Origine et histoire de l'Hôtel Montrosier de la Vilatelle
L’hôtel Montrosier de la Vilatelle, situé au 38 rue du Port à Clermont-Ferrand, fut édifié au milieu du XVIIIe siècle pour Antoine de Montrosier, alors receveur des tailles de la généralité de Riom. Ce monument illustre l’architecture civile raffinée de l’époque, avec une façade sur rue et des ailes sur cour partiellement rehaussées au XIXe siècle. Son portail, surmonté d’une galerie-balcon ouvragée en pierre de Volvic, et ses vantaux en bois massif de style Rocaille témoignent d’un savoir-faire artisanal d’exception.
À l’intérieur, l’hôtel conserve des éléments décoratifs remarquables, dont des parquets, des boiseries du XVIIIe siècle et des gypseries de style Rocaille. Ces décors, associés à la cage d’escalier et à sa ferronnerie, reflètent le faste des résidences aristocratiques de l’Ancien Régime. L’édifice, partiellement classé et inscrit aux Monuments Historiques depuis les années 1990, protège notamment le grand salon des Quatre-Saisons, la salle à manger, le boudoir et une chambre à alcôve, tous dotés de leur décor d’origine.
La localisation de l’hôtel, dans le centre historique de Clermont-Ferrand, et son état de conservation en font un exemple représentatif du patrimoine architectural auvergnat. Bien que sa précision géographique soit jugée a priori satisfaisante (note 6/10), son adresse exacte et ses éléments protégés sont clairement documentés dans la base Mérimée. Les modifications apportées au XIXe siècle, comme le rehaussement des ailes sur cour, montrent une adaptation de l’édifice aux évolutions urbaines et esthétiques ultérieures.