Frise chronologique
1585
Construction initiale
Construction initiale
1585 (≈ 1585)
Édifié par Claude de Mortier sur un terrain loti.
1630
Construction partie ouest
Construction partie ouest
1630 (≈ 1630)
Marie Mortier et Pierre Le Berche bâtissent un nouvel hôtel.
1767
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1767 (≈ 1767)
Façade refaite et surélévation d’un étage.
15 décembre 1981
Classement monument historique
Classement monument historique
15 décembre 1981 (≈ 1981)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1983-1984
Restauration
Restauration
1983-1984 (≈ 1984)
Travaux de conservation après classement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel (cad. 03-03 AO 18) : classement par arrêté du 15 décembre 1981
Personnages clés
| Claude de Mortier - Notaire et secrétaire du roi |
Constructeur initial de l’hôtel en 1585. |
| Étienne Barbette - Prévôt des marchands de Paris |
Ancien propriétaire du terrain loti. |
| Marie Mortier et Pierre Le Berche - Héritiers et propriétaires |
Constructeurs de la partie ouest en 1630. |
| Alphonse Le Berche de Sandreville - Propriétaire ruiné |
Cède l’hôtel en 1638 à Guillaume Cornuel. |
| Guillaume Cornuel - Trésorier général des guerres |
Acquéreur de l’hôtel en 1638. |
| Famille Vallier-Le Mairat - Propriétaires au XVIIIe siècle |
Responsables des travaux de 1767. |
Origine et histoire
L’hôtel Mortier de Sandreville, également appelé hôtel Mortier ou hôtel de Sandreville, est un hôtel particulier parisien édifié en 1585 sur un terrain ayant appartenu à Étienne Barbette, prévôt des marchands de Paris. Ce terrain, acquis aux héritières de Diane de Poitiers, est loti par Claude de Mortier, notaire et secrétaire du roi, qui y fait construire une demeure plus vaste que l’hôtel Carnavalet voisin. L’hôtel est ensuite divisé en deux parties : la partie occidentale, au n°26, est héritée par Marie Mortier et son époux Pierre Le Berche, qui y construisent un nouvel hôtel en 1630.
En 1638, Alphonse Le Berche de Sandreville, ruiné, cède l’hôtel à Guillaume Cornuel, trésorier général des guerres, et son épouse Anne Bigot. La résidence change plusieurs fois de mains, notamment aux familles Poncet et Vallier-Le Mairat, qui entreprennent en 1767 des travaux majeurs : refonte de la façade sur rue et surélévation d’un étage. Confisqué et vendu pendant la Révolution, l’hôtel connaît encore cinq propriétaires au XIXe siècle, dont une congrégation qui y installe temporairement l’école des Francs-Bourgeois entre 1843 et 1870.
Classé monument historique en 1981, l’hôtel est restauré entre 1983 et 1984. Aujourd’hui, il s’agit d’une propriété privée non ouverte à la visite, bien que sa cour soit parfois accessible en semaine. Son histoire reflète les transformations architecturales et sociales de Paris, des guerres de Religion à la Révolution, en passant par les salons littéraires du XVIIIe siècle.