Construction de l’hôtel 4e quart du XIXe siècle (≈ 1987)
Période de réalisation par les architectes locaux.
12 août 1998
Inscription MH
Inscription MH 12 août 1998 (≈ 1998)
Protection façade et toiture sur rue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture sur rue (cad. KO 92) : inscription par arrêté du 12 août 1998
Personnages clés
Achille Edouard Dupire-Rozan - Architecte
Concepteur de l’hôtel et d’autres façades.
Auguste Dupire-Deschamps - Architecte
Collaborateur sur ce projet architectural.
Origine et histoire de l'Hôtel particulier
L’hôtel particulier du 72 boulevard du Général-de-Gaulle à Roubaix est un exemple représentatif de l’architecture éclectique de la fin du XIXe siècle, typique des villes industrielles du Nord. Situé sur l’ancien boulevard de Paris, axe résidentiel majeur reliant le centre-ville aux quartiers périurbains, il s’inscrit dans un ensemble homogène de 17 façades (n°52 à 88, hors 80 et 82), conçu pour les familles bourgeoises et industrielles. Ce boulevard, tracé sur l’ancien canal de Roubaix, symbolisait le prestige social et économique de ses habitants, avec des hôtels aux décors ostentatoires mêlant Renaissance et classicisme revisités.
L’hôtel, inscrit aux monuments historiques depuis le 12 août 1998 pour sa façade et sa toiture, fait partie d’un trio symétrique avec les n°58 et 60, près de l’hôtel Motte-Lagache. Les architectes Achille Edouard Dupire-Rozan et Auguste Dupire-Deschamps, figures locales, ont marqué ce quartier par leur style, déclinant frontons, lucarnes et cartouches dans un vocabulaire architectural riche. Ces réalisations illustrent l’âge d’or de Roubaix, alors capitale textile, où l’affirmation de la réussite industrielle passait par une architecture monumentale et unitaire, reflétant faste et pouvoir.
Le bâtiment s’inscrit dans un contexte urbain plus large, celui d’une ville en pleine expansion industrielle, où la bourgeoisie textile et manufacturière façonnait le paysage. Les hôtels particuliers, alignés le long des grands boulevards, servaient à la fois de résidence et de vitrine sociale, affirmant la prospérité de leurs propriétaires. Leur concentration sur le boulevard du Général-de-Gaulle (ancien boulevard de Paris) témoigne d’une planification urbaine ambitieuse, mêlant fonctionnalité et représentation, caractéristique des villes du Nord à cette époque.