Frise chronologique
vers 1705
Construction initiale
Construction initiale
vers 1705 (≈ 1705)
Pour Marie de Saint Gobert, veuve Grondeau.
1754
Agrandissement du jardin
Agrandissement du jardin
1754 (≈ 1754)
Acquisition de parcelles par Marie Anne Catherine de Saint Leu.
XXe siècle
Transformations intérieures
Transformations intérieures
XXe siècle (≈ 2007)
École, tribunal, puis centre social.
20 juillet 2021
Protection monument historique
Protection monument historique
20 juillet 2021 (≈ 2021)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’hôtel particulier situé au 16 rue Bellon, façades et toitures, ainsi que la cour avec sa clôture de mur et son portail monumental, l’emprise foncière du parc comprenant uniquement la portion de jardin actuel avec ses murs de clôture, et les deux escaliers intérieurs de l’hôtel en totalité, figurant au cadastre, section AH, parcelle 100, tels que délimités sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 20 juillet 2021
Personnages clés
| Marie de Saint Gobert - Commanditaire initiale |
Veuve d’Antoine Grondeau, écuyer du Roi. |
| Antoine Grondeau - Époux de la commanditaire |
Écuyer, conseiller et secrétaire du Roi. |
| Marie Anne Catherine de Saint Leu - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Agrandit le jardin en 1754. |
| Nicolas Dufresne - Époux de Marie Anne Catherine |
Avocat en Parlement, conseiller du Roi. |
Origine et histoire
L’hôtel particulier de la rue Bellon, situé à Senlis, fut construit vers 1705 pour Dame Marie de Saint Gobert, veuve d’Antoine Grondeau, écuyer et conseiller du Roi. Ce bâtiment illustre la sobriété classique de la fin du règne de Louis XIV, avec une structure symétrique, des lignes rigoureuses et un décor discret. Il s’organise entre une cour et un jardin, reflétant les canons architecturaux de l’époque.
En 1754, après le percement de la rue de la République, la nouvelle propriétaire, Marie Anne Catherine de Saint Leu (veuve de Nicolas Dufresne, avocat et conseiller du Roi), agrandit le jardin en acquérant des parcelles voisines. Elle transforme ainsi l’espace en un parc arboré en plein cœur de la ville. Cet hôtel, marqué par des réaménagements intérieurs au XXe siècle, a successivement abrité une école de filles, un tribunal, puis un centre social départemental.
Le jardin, partiellement converti en parking public, conserve des traces de son aménagement historique. L’hôtel, ses façades, sa cour avec son portail monumental, ainsi que les deux escaliers intérieurs, ont été protégés par un arrêté d’inscription en 2021. Ces éléments témoignent de son importance patrimoniale et de son évolution fonctionnelle à travers les siècles.