Construction de l’hôtel 1798 (≈ 1798)
Bâtiment érigé vers cette date.
1989
Classement monument historique
Classement monument historique 1989 (≈ 1989)
Inclut jardin et murs de clôture.
fin XIXe siècle
Décors intérieurs
Décors intérieurs fin XIXe siècle (≈ 1995)
Réalisés par Denis, Audibert et Bianchi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, y compris le jardin et les murs de clôture (cad. AK 24) : classement par arrêté du 23 novembre 1989
Personnages clés
Paul Arbaud - Collectionneur et philanthrope
Fonda le cabinet de curiosités provençales.
Denis (peintre) - Artiste décorateur
A contribué aux décors intérieurs.
Audibert (peintre) - Artiste aixois
Participa aux décors fin XIXe.
Origine et histoire de l'Hôtel Paul Arbaud
L’hôtel Paul Arbaud, situé aux 2 rue du Quatre-Septembre et rue Mazarine à Aix-en-Provence, est un hôtel particulier construit vers 1798. Son architecture reflète les styles des 4e quarts des XVIIIe et XIXe siècles, avec des décors intérieurs réalisés à la fin du XIXe siècle par des artistes locaux et parisiens comme Denis, Audibert et Bianchi. Ce bâtiment doit son nom à Paul Arbaud, collectionneur et philanthrope aixois, qui y installa un cabinet de curiosités dédié à la Provence, rassemblant manuscrits, faïences, peintures et objets historiques.
Paul Arbaud et son épouse constituèrent une collection exceptionnelle, incluant plus de 1 600 manuscrits, des livres anciens (XIVe–XXe siècles), et des œuvres d’art comme un triptyque flamand du XIVe siècle. À sa mort, Arbaud légua l’ensemble à l’Académie d’Aix, sous condition de le conserver et de l’ouvrir au public. Ainsi naquit le Musée-Bibliothèque Paul Arbaud, enrichi ultérieurement par d’autres dons, comme des journaux provençaux du XIXe siècle ou des portraits de la famille Mirabeau.
Classé monument historique en 1989 (y compris son jardin et ses murs de clôture), l’hôtel abrite aujourd’hui plus de 148 000 pièces bibliographiques. Le musée, accessible sur rendez-vous, perpétue la volonté d’Arbaud en exposant des œuvres majeures comme L’Homme assassiné de Chastel. Son fonds, partiellement catalogué dans le SUDOC, témoigne de l’héritage culturel provençal, entre érudition et philanthropie.