Hôtel Périer du Bignon à Laval en Mayenne

Hôtel Périer du Bignon

  • 53000 Laval
Hôtel Périer du Bignon
Hôtel Périer du Bignon
Hôtel Périer du Bignon
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1777
Construction de l'hôtel
1793
Guillotinage du sieur du Bignon
1817
Changement de propriétaire
1834
Nouveaux propriétaires
1898
Cession à une société religieuse
1900
Construction d'une chapelle
30 octobre 2001
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'hôtel proprement dit ; les deux ailes en retour sur cour (à l'exclusion de la chapelle construite à la fin du XIXe siècle) ; le petit magasin froid dit "séchoir à gibier" situé dans la cour à l'arrière de la cuisine ; la cour d'entrée avec son pavement ; le jardin au sud ; les murs de clôture de l'ensemble avec les portails sur la rue du Marchis et sur la place du Gast (cad. CE 74) : inscription par arrêté du 30 octobre 2001

Personnages clés

Pierre Périer du Bignon Propriétaire initial de l'hôtel, époux de Marie Félicité du Mans.
Marie Félicité du Mans Épouse de Pierre Périer du Bignon.
Gabriel de la Broise Petit-fils de Pierre Périer du Bignon, héritier de l'hôtel.
Louis Barré Curé de la cathédrale, fondateur de la société civile de Sainte-Marie d'Evron.

Origine et histoire

L'hôtel Périer du Bignon, situé à Laval (Mayenne), a été construit en 1777 pour Pierre Périer du Bignon, époux de Marie Félicité du Mans. Il illustre la prospérité du commerce des toiles à Laval au XVIIIe siècle. L'édifice se divise en deux parties : l'ouest pour l'usage familial et l'est pour les magasins, calandres, presse et bureaux. En 1793 le sieur du Bignon est guillotiné ; l'hôtel passe ensuite à son petit‑fils Gabriel de la Broise, puis aux Foucault de Laubinière en 1817 et aux Duchemin de Vaubernier en 1834, qui le conservent jusqu'en 1898. Cette année‑là, la propriété est cédée à une société civile religieuse qui y installe une école et un hospice nommés Nazareth. La société civile de Sainte‑Marie d'Evron, fondée par Louis Barré, curé de la cathédrale en 1890, prend en charge l'administration ; vers 1900 elle fait bâtir une chapelle contre le pignon ouest du corps de logis principal et réaménage l'intérieur, principalement l'aile est. L'essentiel du décor d'origine — cheminées, boiseries, ferronneries — a été préservé. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 2001.

Liens externes