Frise chronologique
1770–1789
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1770–1789 (≈ 1780)
Pour Jacques Charlot et son épouse Jeanneau.
1797
Mariage Charlot-Pervinquière
Mariage Charlot-Pervinquière
1797 (≈ 1797)
Origine du nom de l'hôtel.
1810
Vente et division
Vente et division
1810 (≈ 1810)
Aux familles Théronneau et de Givry.
1924–1934
Hôtel *Le Rouet d'Argent*
Hôtel *Le Rouet d'Argent*
1924–1934 (≈ 1929)
Usage commercial du n°45.
16 juin 1987
Inscription MH
Inscription MH
16 juin 1987 (≈ 1987)
Façades, toitures et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jacques Charlot de la Vergne - Propriétaire et commanditaire |
Fit construire l'hôtel avec Jeanneau. |
| Jeanneau (épouse Charlot) - Propriétaire du terrain |
Terrain initial de l'hôtel. |
| Jean-Hilaire Charlot - Héritier et époux |
Mariage donnant le nom *Pervinquière*. |
| Isabelle-Julie de Pervinquière - Épouse de Jean-Hilaire |
Nom associée à l'hôtel. |
Origine et histoire
L'Hôtel Pervinquière fut construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour Jacques Charlot de la Vergne et son épouse Jeanneau, notables de Fontenay-le-Comte. L'édifice, accompagné d'un jardin, se distingue par sa façade symétrique sur trois niveaux, marquée par un balcon central à balustrade et des guirlandes de feuilles de chêne ornant les allèges du dernier étage. Le nom Pervinquière provient du mariage en 1797 de leur fils Jean-Hilaire Charlot avec Isabelle-Julie de Pervinquière, bien que la construction ait été initiée par les parents avant la Révolution.
En 1810, l'hôtel fut vendu pour 29 629 francs aux familles Théronneau et de Givry, entraînant sa division en deux propriétés (n°45 et n°47 rue de la République). La partie ouest (n°45) subit des modifications majeures : reconstruction de l'escalier au XXe siècle, refonte de la façade des communs, et transformation en hôtel de voyageurs (Le Rouet d'Argent) entre 1924 et 1934. La partie est (n°47) conserva en revanche son état d'origine. Les façades, toitures et l'escalier en fer forgé furent protégés par inscription aux Monuments Historiques en 1987.
Les archives mentionnent que l'hôtel fut bâti sur un terrain appartenant à Jeanneau, épouse de Jacques Charlot, et ressortissait probablement du fief de Saint-Michel-le-Cloucq. Ce patrimoine illustre l'essor de l'aristocratie locale et des familles bourgeoises en Vendée à la veille de la Révolution, ainsi que les transformations urbaines ultérieures liées aux changements de propriété et aux usages commerciaux.