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Hôtel Pichon-Longueville à Bordeaux en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Pichon-Longueville à Bordeaux

  • 9 Rue Poquelin-Molière
  • 33000 Bordeaux
Hôtel Pichon-Longueville à Bordeaux
Hôtel Pichon-Longueville à Bordeaux
Hôtel Pichon-Longueville à Bordeaux
Hôtel Pichon-Longueville à Bordeaux
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
33000 Bordeaux, 9 Rue Poquelin-Molière

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1716
Incendie du jeu de paume
1722
Date gravée sur le heurtoir
1727
Acquisition du terrain
1727-1730
Construction de l’hôtel
22 mars 1930
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade sur rue (y compris le balcon en fer forgé, les vantaux et le heurtoir de la porte) et la toiture : inscription par arrêté du 22 mars 1930

Personnages clés

Jean Morel-Rigaudie - Receveur des tailles et commanditaire Fait construire l’hôtel entre 1727 et 1730.
J.-B. Boubée de Brouquens - Receveur des tailles et propriétaire Acquiert l’hôtel après les fils Morel.
Baron de Cursol - Propriétaire au XIXe siècle Achète l’hôtel en 1837.
Jayler ou Darroux - Artisans ferronniers Auteurs présumés du heurtoir ciselé.
Molière - Comédien et dramaturge Troupe joua dans l’ancien jeu de paume.

Origine et histoire de l'Hôtel Pichon-Longueville

L’hôtel Morel, dit Pichon-Longueville ou hôtel Montméjan, est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé au 9 rue Poquelin-Molière à Bordeaux, dans le quartier Saint-Christoly. Il est voisin de l’hôtel de Pichon-Longueville, situé au 1 rue Poquelin-Molière. Ce bâtiment, inscrit aux monuments historiques depuis le 22 mars 1930, témoigne de l’architecture bordelaise de la première moitié du XVIIIe siècle, avant l’influence de Jacques Gabriel.

L’hôtel est construit entre 1727 et 1730 pour Jean Morel-Rigaudie, receveur des tailles pour le Condomois et le Bazadais. Il acquiert le terrain en 1727, anciennement occupé par un jeu de paume qui avait accueilli la troupe de Molière en 1656 et subi un incendie en 1716. Morel-Rigaudie y fait édifier un hôtel servant à la fois d’habitation et de bureau pour la perception des tailles.

L’architecture de l’hôtel est remarquable, avec un corps de bâtiments en U autour d’une cour. Les ailes, surmontées de toits à la Mansart, encadrent une terrasse bordée d’un balcon en fer forgé portant les initiales MR (Morel-Rigaudie). La porte cochère, ornée de mascarons et de sculptures, ainsi que son heurtoir ciselé attribué aux artisans Jayler ou Darroux, illustrent le savoir-faire bordelais du XVIIIe siècle.

À l’intérieur, l’escalier avec sa rampe en fer forgé est une œuvre majeure de la ferronnerie bordelaise de l’époque. L’hôtel passe ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires, dont les fils de Morel-Rigaudie, J.-B. Boubée de Brouquens, puis le baron de Cursol en 1837. Au XXe siècle, il change plusieurs fois de mains, restant une propriété privée.

La rue Poquelin-Molière, où se trouve l’hôtel, est l’une des plus anciennes de Bordeaux. Elle abrite dès le début du XVIIIe siècle des hôtels aristocratiques. La porte de l’hôtel, datée de 1722 par un marteau en fer forgé, et ses éléments décoratifs reflètent le prestige de ses premiers occupants, liés à l’administration royale et à la noblesse bordelaise.

Liens externes

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