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Hôtel Pierrard à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel Pierrard à Paris

    11 Place des Vosges
    75004 Paris

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1639-1648
Location à Marion Delorme
Début du XVIIe siècle
Construction de l’hôtel
1764
Graffiti de Nicolas
1954
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Fougeu-Descures - Propriétaire initial Premier propriétaire connu de l’hôtel.
Marion Delorme - Locataire célèbre Occupe l’hôtel entre 1639 et 1648.
Jean-Baptiste Colbert de Saint-Pouange - Propriétaire ultérieur Membre influent de la famille Colbert.
Pierre Colbert de Villarcef - Propriétaire et neveu Héritier de Jean-Baptiste Colbert.
Gilbert Colbert, marquis de Chabanais - Dernier propriétaire Colbert Propriétaire après la famille Villarcef.
Nicolas Edme Restif de La Bretonne - Auteur du graffiti Grave « NICOLAS 1764 » sur une colonne.

Origine et histoire

L’hôtel Pierrard, également appelé hôtel Colbert-de-Villacerf, hôtel de Creil ou hôtel de Voisenon, est un hôtel particulier emblématique du début du XVIIe siècle. Situé au 11 place des Vosges dans le 4e arrondissement de Paris, il s’inscrit dans l’architecture classique de cette place royale, entre les hôtels de Chaulnes et Dyel des Hameaux. Son histoire est marquée par des propriétaires influents et des locataires célèbres.

L’hôtel appartient initialement à Pierre Fougeu-Descures, qui le loue à Marion Delorme entre 1639 et 1648, une figure connue de l’époque. Il passe ensuite entre les mains de membres de la famille Colbert : Jean-Baptiste Colbert de Saint-Pouange, son neveu Pierre Colbert de Villarcef, puis Gilbert Colbert, marquis de Chabanais. Ces changements de propriétaires reflètent son prestige dans l’aristocratie parisienne du Grand Siècle.

Un détail insolite distingue l’hôtel Pierrard : il conserve le plus ancien graffiti de Paris, « NICOLAS 1764 », gravé sur une colonne des arcades. Ce graffiti est attribué à l’écrivain Nicolas Edme Restif de La Bretonne, ajoutant une touche littéraire à son patrimoine. En 1954, la façade, les toitures et la galerie voûtée sont classées monuments historiques, reconnaissant leur valeur architecturale et culturelle.

Liens externes