Frise chronologique
1718
Construction de l’hôtel Marbeuf
Construction de l’hôtel Marbeuf
1718 (≈ 1718)
Bâti par Pierre Cailleteau pour Louis Blouin.
16 juillet 1801
Signature du Concordat
Signature du Concordat
16 juillet 1801 (≈ 1801)
Accord entre Napoléon et le pape Pie VII.
1887
Construction de l’hôtel Pillet-Will
Construction de l’hôtel Pillet-Will
1887 (≈ 1887)
Style néo-Louis XV pour Frédéric Pillet-Will.
7 novembre 1927
Classement de la porte monumentale
Classement de la porte monumentale
7 novembre 1927 (≈ 1927)
Inscrite aux monuments historiques.
1967
Destruction partielle et reconstruction
Destruction partielle et reconstruction
1967 (≈ 1967)
Remplacé par un bâtiment moderne pour l’ambassade du Japon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte monumentale sur rue, vantaux compris : inscription par arrêté du 7 novembre 1927
Personnages clés
| Louis Blouin - Premier valet de chambre de Louis XIV |
Commanditaire de l’hôtel Marbeuf en 1718. |
| Pierre Cailleteau (dit Lassurance) - Architecte |
Concepteur de l’hôtel Marbeuf. |
| Joseph Bonaparte - Frère de Napoléon Ier |
Propriétaire de l’hôtel Marbeuf en 1803. |
| Frédéric Pillet-Will - Régent de la Banque de France |
Commanditaire de l’hôtel en 1887. |
| Jean Prouvé - Architecte et designer |
Auteur des façades en mur-rideau (1967). |
| Charlotte Perriand - Designer |
Créatrice du mobilier de la résidence (1967). |
Origine et histoire
L’hôtel Pillet-Will est un hôtel particulier de style néo-Louis XV construit en 1887 pour le comte Frédéric Pillet-Will, régent de la Banque de France. Situé au 31 rue du Faubourg-Saint-Honoré, il remplace l’ancien hôtel Marbeuf, édifié en 1718 par Pierre Cailleteau (dit Lassurance) pour Louis Blouin, valet de chambre de Louis XIV. Ce dernier fut réaménagé au XVIIIe siècle par Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos, qui y ajoutèrent une décoration polychrome inspirée de l’Antiquité. L’hôtel Marbeuf abritera des figures marquantes comme Joseph Bonaparte, Cambacérès, ou Caroline Murat, et fut le cadre de la signature du Concordat de 1801 entre Napoléon et le pape Pie VII.
L’hôtel Pillet-Will intégra des éléments architecturaux de réemploi, tels que les vantaux du portail (issus de l’hôtel de Vicq détruit en 1883), des boiseries de l’hôtel de Gontaut-Saint-Blancart, et des vases en pierre de Bagatelle. Frédéric Pillet-Will y constitua une riche collection d’art, incluant des toiles de Fragonard et Boucher. En 1965, l’ambassade du Japon acquit le bâtiment, le détruisit partiellement en 1967 pour une reconstruction moderne, ne conservant que la façade sur rue. Les boiseries de Nicolas Pineau, provenant de l’hôtel de Varengeville, furent alors transférées au Metropolitan Museum of Art à New York.
La porte monumentale de l’hôtel, datant du XVIIIe siècle, fut classée aux monuments historiques par arrêté du 7 novembre 1927. Aujourd’hui, le site abrite la résidence de l’ambassadeur du Japon, avec des façades en mur-rideau conçues par Jean Prouvé et un mobilier de Charlotte Perriand. Ce lieu illustre ainsi les transformations architecturales et diplomatiques de Paris, du XVIIIe au XXe siècle.