Hôtel Pomier-Layrargues à Montpellier dans l'Hérault
Hôtel Pomier-Layrargues
34000 Montpellier
Crédit photo : Albertvillanovadelmoral - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
3 Rue de l'Argenterie 34000 Montpellier
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1742
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel 1742 (≈ 1742)
Édification de l'hôtel par le banquier Jean Pomier.
1765-1770
Décoration intérieure
Décoration intérieure 1765-1770 (≈ 1768)
Période de décoration intérieure de l'hôtel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades sur rue et des toitures correspondantes ; escalier avec sa rampe en fer forgé (cad. L 1544, 1549) : inscription par arrêté du 7 août 1963
Personnages clés
Jean Pomier
Banquier ayant édifié l'hôtel en 1742
Les Bongues
Artisans ferronniers ayant réalisé les ferronneries de l'hôtel
Origine et histoire
L'hôtel Pomier-Layrargues a été édifié en 1742 par le banquier Jean Pomier. Il a conservé les murs de deux maisons préexistantes et s'est contenté de moderniser les façades par une refonte générale des ouvertures. Les fenêtres, toutes similaires et légèrement cintrées, sont ornées d'une clef de style Louis XV. La décoration intérieure de l'hôtel doit être datée d'après 1765 ou 1770. Le portail en anse de panier présente un encorbellement largement excavé en niche, travaillé avec refends et crossettes. La clef et les consoles des pilastres latéraux, sculptées dans le même style que celles des fenêtres, portent une coquille posée de biais et une longue feuille découpée enroulée obliquement. Les ferronneries seraient dues aux Bongues. Le portail ouvre sur un vestibule ovale, et le passage vers l'escalier est couvert par une poutre reposant sur deux longues consoles rocaille représentant l'une la tête d'Hercule, l'autre une tête aux cheveux bouclés. L'escalier se développe sur trois volées droites par étage. La rampe en fer forgé alterne tiges droites et tiges ondulées et ramifiées, attachées à la base par des volutes en C opposées. La barre rampante supérieure est reliée à la main courante par une série de C espacés, assemblés par paires au moyen de courtes tiges droites, chaque paire étant séparée de la suivante par une tige ondulée en S.