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Hôtel Princé à Tours en Indre-et-Loire

Hôtel Princé

    11B Rue Descartes
    37000 Tours
Propriété privée
Crédit photo : Louis Bousrez - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1800
1900
2000
Xe siècle
Construction du rempart
1895
Reconstruction bourgeoise
1896
Découverte du parement
1930
Acquisition par Roger Princé
6 novembre 1991
Protection monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le parement en petit appareil réticulé et décor de tuiles romaines situé sur la façade extérieure sud ; les vestiges de maçonneries médiévales du sous-sol, y compris celles du rempart de la martinopole, situés perpendiculairement au bas de l'escalier menant à la cave (cad. EH 470) : inscription par arrêté du 6 novembre 1991

Personnages clés

Abbé Bosseboeuf - Archéologue Découvreur du parement en 1896
Louis Bousrez - Historien A décrit le vestige en 1907
Famille de Bazire - Propriétaires reconstructeurs Réemploie éléments médiévaux en 1895
Roger Princé - Industriel et propriétaire Acquiert l’hôtel vers 1930
Charles Lelong - Historien Interprète le mur comme enceinte de Châteauneuf

Origine et histoire

L’hôtel Princé est un hôtel particulier situé dans le Vieux-Tours, aux 11 rue Descartes et 55 rue Néricault-Destouches. Ce monument se distingue par son parement de mur à décor carolingien, visible sur la façade sud donnant sur le jardin. Ce fragment, composé de briques et pierres en motifs alternés, est interprété comme un vestige de l’enceinte de Châteauneuf, près de la porte sud, ou intégré à celle-ci. Certains historiens, comme Charles Lelong, soutiennent cette hypothèse archéologique, bien que son origine exacte reste débattue.

La demeure actuelle a été reconstruite vers 1895 par la famille de Bazire, qui a réemployé des éléments médiévaux dans les élévations et la charpente. Lors de ces travaux, l’abbé Bosseboeuf a découvert en 1896 le parement carolingien, décrit plus tard par Louis Bousrez en 1907. Ce vestige se compose de bandes superposées en petit appareil réticulé, en arêtes de poisson, avec des assises de tegulae en motifs décoratifs, encadrant une grande baie cintrée. Les caves révèlent également des maçonneries anciennes, dont un mur en rognons de silex assisés, attribué au rempart du faubourg Saint-Martin au Xe siècle.

L’hôtel a été acquis vers 1930 par l’industriel Roger Princé, dont il porte aujourd’hui le nom. Depuis 1991, le parement carolingien et les vestiges médiévaux des sous-sols, incluant une portion du rempart de la martinopole, sont protégés au titre des monuments historiques. Ces éléments, situés perpendiculairement au bas de l’escalier menant à la cave, témoignent de l’histoire urbaine de Tours, entre héritage carolingien et transformations bourgeoises du XIXe siècle.

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