Afféagement des parcelles 1657 (≈ 1657)
Terrains cédés par la ville de Rennes.
1659
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel 1659 (≈ 1659)
Édification par des parlementaires rennais.
1720
Incendie de Rennes
Incendie de Rennes 1720 (≈ 1720)
L’hôtel échappe aux flammes.
1681 et 1731
Propriété des Racapé
Propriété des Racapé 1681 et 1731 (≈ 1731)
Famille donnant son nom à l’hôtel.
22 octobre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique 22 octobre 1962 (≈ 1962)
Protection des façades et de l’escalier.
1960-1970
Résidence de Xavier de Langlais
Résidence de Xavier de Langlais 1960-1970 (≈ 1965)
Atelier du peintre au premier étage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris les souches de cheminées ; escalier intérieur (cad. A 879bis) : classement par arrêté du 22 octobre 1962
Personnages clés
Famille Racapé de la Feuillée - Propriétaires historiques
Donne son nom à l’hôtel (1681-1731).
Parc de Kerguon - Propriétaire en 1737
Acquiert l’hôtel après les Racapé.
Xavier de Langlais - Peintre résident
Installe son atelier entre 1960 et 1970.
Origine et histoire de l'Hôtel Racapé-de-La-Feuillée
L’hôtel Racapé de la Feuillée est un édifice emblématique du centre-ville historique de Rennes, en Ille-et-Vilaine. Construit en 1659 sur des parcelles afféagées par la ville en 1657, il fait partie des hôtels particuliers de parlementaires qui bordent l’ouest de la place des Lices. Son architecture, mêlant pierre et pan de bois, reflète le style des résidences aristocratiques de l’époque, avec une façade principale sur la place et une façade arrière donnant sur la rue Saint-Louis.
L’hôtel doit son nom à la famille Racapé de la Feuillée, qui en fut propriétaire en 1681 et 1731, avant de passer en 1737 au Parc de Kerguon. Épargné par l’incendie de 1720 qui dévaste Rennes, il conserve des éléments architecturaux remarquables, comme une lanterne à deux étages sur la toiture et des arcades cintrées côté rue Saint-Louis. Classé monument historique en 1962, il abrite au XXe siècle l’atelier du peintre Xavier de Langlais, installé au premier étage entre 1960 et 1970.
L’intérieur de l’hôtel se distingue par ses boiseries des XVIIe, XVIIIe siècles et de la période Empire, ainsi que par un escalier intérieur protégé au titre des monuments historiques. La façade principale, en colombage à croisillons, était probablement apparente à l’origine. Le bâtiment, mitoyen de l’hôtel de la Noue, illustre l’urbanisme et l’architecture civile de Rennes sous l’Ancien Régime, marqué par l’influence des parlementaires et des familles nobles locales.
Les éléments protégés incluent les façades, les toitures, les souches de cheminées et l’escalier intérieur. Bien que certaines fenêtres aient été transformées en portes-fenêtres au XIXe siècle, l’hôtel conserve une grande partie de son authenticité. Son adresse officielle, 28 place des Lices, en fait un témoin privilégié de l’histoire urbaine et architecturale de Rennes, entre patrimoine médiéval et transformations modernes.