Construction de la tour gothique Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Tour octogonale attribuée aux Reynier.
1763
Bernard Davasse capitoul
Bernard Davasse capitoul 1763 (≈ 1763)
Possible lien avec la construction.
20 octobre 1971
Classement des balcons
Classement des balcons 20 octobre 1971 (≈ 1971)
Cinq balcons en ferronnerie protégés.
22 octobre 1971
Inscription façade et escalier
Inscription façade et escalier 22 octobre 1971 (≈ 1971)
Protection partielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cinq balcons en ferronnerie des fenêtres du premier étage (cad. AB 298) : classement par arrêté du 20 octobre 1971 ; Façade et toiture sur rue (à l'exclusion des parties classées) et escalier situé dans la cour intérieure (cad. AB 298) : inscription par arrêté du 22 octobre 1971
Personnages clés
Bernard Davasse de Virvin (ou Virbent) - Capitoul de Toulouse
Associé à la construction en 1763.
Famille Reynier - Propriétaires initiaux
Attribués à la tour gothique.
Origine et histoire
L’Hôtel Reynier, classé Monument Historique, est un édifice emblématique de Toulouse, construit principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sa façade du premier étage, ornée de cinq balcons en fer forgé de style Louis XV, se distingue par des motifs végétaux et floraux complexes : vases à godrons, acanthes, soucis et œillets, le tout encadré de volutes et de guirlandes. Ces éléments décoratifs, soutenus par des culots en forme de fleurons, illustrent l’artisanat raffiné de l’époque, tandis que les coquilles à cinq lobes et les roses stylisées ajoutent une dimension symbolique à l’ensemble. Le corps de logis, représentatif du XVIIIe siècle, contraste avec l’arrière du bâtiment, où subsiste une tour octogonale gothique datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, attribuée à la famille Reynier.
La construction de l’hôtel est souvent associée à Bernard Davasse de Virvin (ou Virbent), capitoul de Toulouse en 1763, bien que les sources ne précisent pas son rôle exact dans l’édification. Les protections officielles, intervenues en 1971, concernent à la fois les balcons en ferronnerie (classés) et la façade avec sa toiture, ainsi que l’escalier de la cour intérieure (inscrits). Aujourd’hui, l’hôtel abrite un établissement scolaire (Lycée Myriam), et sa cour n’est accessible quvia des visites organisées par l’Office de Tourisme, dans le cadre de la découverte du quartier Saint-Étienne.
L’arrière-corps de l’hôtel révèle une stratification architecturale remarquable : la tour gothique, antérieure de deux siècles à la façade Louis XV, témoigne des transformations urbaines de Toulouse. Les motifs des balcons, d’une précision exceptionnelle, reflètent l’influence des arts décoratifs du XVIIIe siècle, où le fer forgé devient un support d’expression artistique majore. La cohabitation de styles, du médiéval au rococo, fait de cet hôtel un exemple rare de palimpseste architectural, où chaque époque a laissé une empreinte visible.
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