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Hôtel Rivière à Toulouse en Haute-Garonne

Hôtel Rivière

    4 Rue de la Dalbade
    31000 Toulouse
Propriété de la commune
Hôtel Rivière
Hôtel Rivière
Crédit photo : Abdoucondorcet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1550
Décès de Jacques de Rivière
début XVIe siècle
Construction de l’hôtel
1933
Inscription partielle aux MH
1946
Démolition de l’hôtel
2001
Remontage de la porte
2014
Désinscription des MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'arrêté du 19 avril 1933 portant inscription au titre des monuments historiques du puits dans la cour et de la tourelle d'escalier de l'hôtel Rivière sis 1, rue Pierre-Brunière (cad. AB 464) est abrogé par arrêté du 20 juin 2014

Personnages clés

Jacques de Rivière - Conseiller au Parlement de Toulouse Commanditaire de l’hôtel au XVIe.
Pierre Caumels - Conseiller au Parlement Acheteur de l’hôtel en 1588.
Jean-Georges de Caulet - Conseiller aux requêtes Propriétaire au début XVIIe.
Jean Montariol - Architecte municipal Responsable des travaux en 1938.
Marguerite de Laffitau - Petite-fille de Jacques de Rivière Vendit l’hôtel en 1588.

Origine et histoire

L’hôtel Rivière, construit au début du XVIe siècle à Toulouse pour Jacques de Rivière, était un exemple emblématique de l’architecture Renaissance toulousaine. Issu d’une famille aisée, Jacques de Rivière, conseiller au Parlement de Toulouse (1516-1548), fit ériger cet hôtel particulier entre cour et jardin, sur un vaste terrain acquis après le grand incendie de 1463. Le bâtiment, situé à l’angle des rues Pierre-Brunière et de la Dalbade, reflétait le prestige des élites locales.

Au fil des siècles, l’hôtel subît de nombreuses transformations, perdant ses éléments originaux comme les fenêtres à meneaux. En 1933, sa tour et son puits furent partiellement protégés au titre des monuments historiques, malgré les projets municipaux d’agrandissement de l’école Fabre. Malgré cette protection, l’hôtel fut démoli en 1946, et sa porte, ornée d’un écusson martelé et de lions mutilés, fut replacée en 2001 dans l’impasse de la Préfecture.

La tour d’escalier, en brique et couronnée de mâchicoulis, était un élément architectural remarquable, décorée de motifs héraldiques (étoiles et coquilles) liés à la famille de Rivière. Après la mort de Jacques en 1550, l’hôtel devint une auberge, puis changea plusieurs fois de propriétaires, dont des conseillers au Parlement comme Pierre Caumels ou Jean-Georges de Caulet. Sa destruction définitive en 1946 marqua la fin d’un patrimoine Renaissance toulousain.

Aujourd’hui, seule la porte de l’hôtel Rivière, avec son blason effacé et ses lions endommagés, témoigne de son histoire. Elle rappelle l’influence des familles parlementaires toulousaines et les transformations urbaines du XXe siècle, où le patrimoine fut parfois sacrifié au profit de projets modernes. La désinscription des monuments historiques en 2014 clôtura officiellement son statut protégé.

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