Hôtel Robin Quantin à Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Robin Quantin à Tours

  • 15 Rue Paul-Louis-Courier
  • 37000 Tours
Hôtel Robin Quantin à Tours
Hôtel Robin Quantin à Tours
Hôtel Robin Quantin à Tours
Hôtel Robin Quantin à Tours
Hôtel Robin Quantin à Tours
Crédit photo : Benjamin Smith - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1578
Acquisition du terrain
4e quart XVIe siècle
Construction de l'hôtel
1761
Plan terrier de Saint-Julien
5 décembre 1973
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures sur rues et sur cours ; l'escalier intérieur (cad. EI 473, 474) : classement par arrêté du 5 décembre 1973

Personnages clés

Charles Robin Seigneur de Courçay, commanditaire de l'hôtel particulier.
Marie Quantin Épouse de Charles Robin, issue d'une famille de marchands de soieries.
Jean Dupuy Ancien propriétaire de l'hôtel démoli au XVIe siècle.

Origine et histoire de l'Hôtel Robin Quantin

L'hôtel Robin Quantin est un hôtel particulier situé dans le Vieux-Tours, aux 15 rue Paul-Louis-Courier et 20 rue Littré, classé au titre des monuments historiques depuis le 5 décembre 1973. L'édifice a été élevé vers 1590 par Charles Robin, seigneur de Courçay, et son épouse Marie Quantin, issus de familles de marchands de soieries ; l'attribution repose principalement sur l'interprétation du monogramme CR MQ. Construit sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Jean Dupuy, acquis en 1578 par le père de Charles Robin, ce dernier avait été démoli au XVIe siècle ; on a parfois évoqué, sans preuve formelle, un séjour de Jeanne d'Arc en 1429. Le bâtiment se développe autour de deux cours intérieures : la première est encadrée par deux ailes perpendiculaires au logis principal, la seconde forme un rectangle ceint par deux ailes en équerre du corps de logis et par deux bâtiments de communs. La façade sud présente cinq arcades presque en plein cintre, avec une alternance de clés ornées de mascarons grotesques et de consoles sculptées. Côté ouest, l'aile porte une porte en berceau surmontée d'une frise de rinceaux et de triglyphes couronnée par un fronton échancré. Un écusson dans un cartouche, surmonté d'une tête d'amour, est soutenu par deux amours et accosté de deux lions entourés de feuillages, ornant ainsi la façade. L'intérieur conserve quelques cheminées et boiseries du XVIIe siècle. L'ensemble a été remanié et modifié au XVIIIe siècle ; le plan terrier de Saint-Julien de 1761 laisse apparaître des lacunes dans la connaissance précise de certains aménagements. Les éléments architecturaux extérieurs et les détails sculptés restent remarquables, visibles notamment au niveau du portail, des ornements de façade et des fenêtres.

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