Frise chronologique
vers 1525
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
vers 1525 (≈ 1525)
Date gravée sur le 2e niveau aujourd'hui disparu.
1589
Vente à l'administration royale
Vente à l'administration royale
1589 (≈ 1589)
Acquis par Nicolas de Romé puis revendu.
1591
Installation de la Cour des Comptes
Installation de la Cour des Comptes
1591 (≈ 1591)
L'hôtel devient siège institutionnel royal.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection de l'ancienne chambre des Comptes.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle
1944 (≈ 1944)
Bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.
30 mai 1976
Réinstallation des vestiges
Réinstallation des vestiges
30 mai 1976 (≈ 1976)
Façade remontée près du parvis de la cathédrale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne chambre des Comptes : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
| Nicolas de Romé - Seigneur de Fresquienne et conseiller du roi |
Propriétaire avant la vente à l'administration royale en 1589. |
Origine et histoire
L'hôtel Romé est un ancien hôtel particulier situé à Rouen, édifié vers 1525 dans le style de la Première Renaissance. Bien que le commanditaire initial reste inconnu, l'édifice est associé à Nicolas de Romé, seigneur de Fresquienne et conseiller du roi, qui le vend en 1589 à l'administration royale. Cette dernière y installe la Cour des Comptes en 1591, marquant son importance institutionnelle. L'hôtel est classé monument historique en 1886, mais subit des transformations au XIXe siècle et une restauration dans les années 1920 par les Mutuelles du Mans.
Les bombardements de 1944 détruisent presque entièrement l'hôtel Romé. Seuls les vestiges d'une façade sur cour, comprenant un rez-de-chaussée et un étage, sont sauvés. Démontés puis remontés en 1976 près du parvis de la cathédrale, ils sont intégrés à l'espace Claude Monet Cathédrale après la démolition de l'ancien palais des congrès. Aujourd'hui, ces éléments, décorés et partiellement restaurés, témoignent de l'architecture Renaissance rouennaise.
La loggia de l'hôtel, initialement transformée en chapelle puis en passage entre les rues des Carmes et Saint-Romain, était remarquable pour ses voûtes. Détruite en 1944 puis définitivement dans les années 1970, il n'en reste que deux culées décorées. Ces vestiges, bien que fragmentaires, illustrent l'évolution fonctionnelle et architecturale de l'édifice, depuis sa construction jusqu'à sa destruction partielle lors de la Seconde Guerre mondiale.