Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Tour-donjon et premier édifice civil
1540
Séjour de Charles Quint
Séjour de Charles Quint 1540 (≈ 1540)
Hébergement du souverain dans l’hôtel
fin XVIe – début XVIIe siècle
Peintures murales
Peintures murales fin XVIe – début XVIIe siècle (≈ 1725)
Création des grisailles et allégories
12 décembre 1939
Classement monument historique
Classement monument historique 12 décembre 1939 (≈ 1939)
Protection des façades et éléments intérieurs
2004
Siège du FRAC Lorraine
Siège du FRAC Lorraine 2004 (≈ 2004)
Nouvelle affectation après restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ; le mur de clôture sur rue avec sa porte et les restes d'une galerie du XVIe siècle ; à l'intérieur : le vestibule du XVIe siècle et l'escalier : inscription par arrêté du 12 décembre 1939 - Les peintures murales de la pièce du rez-de-chaussée du bâtiment en fond de cour (cad. 25 345) : inscription par arrêté du 15 mai 2003
Personnages clés
Charles Quint - Empereur du Saint-Empire
Séjourné en 1540 dans l’hôtel
Saint Livier - Figure religieuse locale
Légende liée à la fondation
Origine et histoire de l'Hôtel Saint-Livier
L’hôtel Saint-Livier, sis 1 rue des Trinitaires à Metz, est le plus ancien édifice civil de la ville, combinant les fonctions de château défensif et de résidence luxueuse. Construit au XIIe siècle, il occupe selon la tradition l’emplacement présumé de la maison natale de saint Livier. Son architecture reflète l’influence italienne des banquiers lombards, visible dès le XIIIe siècle : une haute tour-donjon, une toiture basse en retrait, et un mur écran crénelé servant de chemin de ronde. La façade conserve des ouvertures des XIIIe et XVIe siècles, tandis qu’un plan de 1575 révèle qu’il possédait à l’origine deux tours crénelées, dont une seule subsiste aujourd’hui.
La prospérité de Metz aux XIIIe et XIVe siècles, liée à son statut de république oligarchique et à son rayonnement commercial, favorise l’édification de nombreux hôtels particuliers. La bourgeoisie messine, enrichie par les foires et une monnaie acceptée dans toute l’Europe, érige des demeures somptueuses. L’hôtel Saint-Livier, alors appelé « grand maison Saint-Livier », incarne cette opulence. Il accueille Charles Quint en 1540, avant d’être rebaptisé hôtel Saint-Blaise jusqu’en 1867. Son décor intérieur inclut des peintures murales de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle, dont une allégorie de la Foi et de la Charité, rares témoignages de l’art profane messin de cette époque.
Épargné par les démolitions du XIXe siècle, l’édifice abrite le conservatoire de musique en 1898, puis devient en 2004 le siège du Fonds régional d’art contemporain de Lorraine après une restauration dans les années 1980. Classé monument historique depuis 1939 pour ses façades, toitures, vestibule du XVIe siècle et peintures murales, il illustre l’évolution architecturale et sociale de Metz, des temps médiévaux à la Renaissance. Son mur de clôture, sa porte et les vestiges d’une galerie du XVIe siècle complètent les éléments protégés, tandis qu’une seconde inscription en 2003 concerne spécifiquement les peintures du rez-de-chaussée.